Caroline Bénichou, galeriste : «La photographie, une façon de voir le monde dans les yeux de quelqu’un d’autre»

Des éditions Delpire à la Galerie Vu’, Caroline Bénichou dévoile avec humilité et élégance les plus beaux regards de la photographie.

Durant l’hiver 1997-1998, alors qu’elle est encore étudiante en arts plastiques, Caroline Bénichou visite l’exposition à la Maison européenne de la photographie dédiée au livre Les Américains de Robert Frank. Elle découvre subjuguée que la photographie n’est pas seulement un document, mais un état émotionnel, une façon d’être au monde et de le regarder, quelque chose d’introspectif.

« Quand j’ai fini mes études, je me suis dit que je voulais faire des livres de photographie et que je voulais travailler avec Robert Delpire [l’éditeur historique de Robert Frank, disparu en 2017]. Alors, j'ai envoyé une candidature spontanée chaque mois pendant un an. Il a fini par me recevoir. Je suis devenue son assistante. »

Les années Delpire

Peu à peu, elle prend en charge toute la coordination éditoriale des livres Delpire et de la collection Photopoche [désormais chez Actes Sud]. « Ce qu’il m’est resté de cette période, c’est qu’il faut te mettre au service du travail des photographes. Robert Delpire disait que son métier était celui de passeur d’image. »

D’éditrice à galeriste

Avec les photographes

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