Carlos Tavares : "Opel doit libérer la créativité chez PSA"

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Où sont les Français ? C'est la question qu'on ne posait plus ce mardi aux journées presse du mondial de l'automobile de Francfort alors que vingt marques ont répondu absents pour cette édition, dont la totalité des marques françaises. Pourtant, les équipes de PSA sont là, et ont élu domicile chez Opel leur filiale allemande qui joue à domicile et se devait d'être présente. Carlos Tavares, le PDG du groupe PSA, était présent et a répondu aux questions d'un groupe de journalistes.

Les normes CO2

Comme il en a désormais l'habitude, et en vertu de son titre de président de l'Association européenne des constructeurs automobiles, il a longuement dénoncé la pression réglementaire qui pèse sur les industriels en termes de CO2 notamment. Cette fois, il est allé plus loin encore alertant sur un risque de défaillances de constructeurs.

"Je ne connais pas le détail des plans technologiques de tous mes concurrents, je ne connais pas exactement ce qu'il y a dans leurs calculs de rentabilité, (...) Mais si je mesure l'amplitude du changement que ça représente, je serais étonné qu'il n'y ait pas quelques défaillances", a-t-il déclaré.

Il a insisté sur la pression extrêmement forte que la réglementation faisait porter sur les constructeurs automobiles, et les choix qu'ils pourraient être amenés à prendre pour ne pas entamer leur niveau de rentabilité. « Nous ferons ce qu'il faut », a-t-il prévenu.

La Chine

Sur la Chine, Carlos Tavares a livré un éclairage sur le plan de redressement décidé la semaine dernière. Il a rappelé l'objectif d'abaisser le point mort (seuil de rentabilité minimal) à 180.000 voitures dans un premier temps puis à 150.000. Il n'a pas indiqué quel était le point mort actuel « nettement plus élevé ». Il n'a pas non plus si, pour abaisser ce point mort, il serait amené à baisser les capacités actuellement de 1,2 million d'unités et tandis qu'au rythme du premier semestre, les

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