Carlos Ghosn : le scénario de sa fuite se précise

Trois jours après la fuite de Carlos Ghosn, lundi 30 décembre, les enquêteurs japonais perquisitionnent sa résidence provisoire de Tokyo (Japon), jeudi 2 janvier au matin. Comment a-t-il pu quitter cette maison surveillée par des caméras et des policiers en civil ? A-t-il été exfiltré par des agents de sécurité privée ? C'est ce qu'avancent en tout cas certains membres de son entourage. De son périple, les autorités pensent désormais savoir qu'un jet privé aurait décollé dimanche après 23 heures de l'aéroport du Kansai, à Osaka (Japon), direction Istanbul, en Turquie. Le même appareil s'est ensuite envolé quelques minutes plus tard vers Beyrouth, au Liban. C'est grâce à un deuxième passeport français que Carlos Ghosn serait entré en toute légalité sur le territoire libanais.

La France refusera de l'extrader s'il revient sur le territoire Mais comment a-t-il pu déjouer les contrôles précédents, au Japon et en Turquie ? Pour les autorités japonaises, Carlo Ghosn aurait passé la frontière sous une fausse identité. De son côté, la Turquie a procédé à plusieurs interpellations liées à son escale à Istanbul. Jeudi 2 janvier au matin, la France, elle, rappelle qu'elle n'extradera pas l'ex-PDG de Renault s'il revenait sur le territoire. Carlos Ghosn a promis de s'exprimer lors d'une conférence de presse, qui devrait avoir lieu mercredi prochain, le 8 janvier, au Liban.