Carlos Ghosn et le Japon : du "Napoléon de l'auto" à la "victime d'un complot" ?

France 2

Carlos Ghosn est-il victime d’un coup monté, comme il le clame ? Les autorités japonaises sont-elles allées trop loin ? Pourquoi le tout-puissant patron de Renault-Nissan, "chouchou" des Japonais, est-il devenu la bête noire du gouvernement nippon ?

Quand Carlos Ghosn était l'homme providentiel

Pourtant, en 2016, le même Carlos Ghosn était encore l'homme providentiel de ce gouvernement – celui qui avait osé faire le" sale boulot". "Il fallait un étranger pour oser s'attaquer frontalement au dossier Nissan", déclarait à "Complément d'enquête" l'ex-ministre en charge du secteur automobile. Au prix de la suppression de... 21 000 postes (du jamais vu au pays de l'emploi à vie), le Français dépêché sur l'archipel a accompli sa mission, réputée impossible.

En 1999, il avait carte blanche pour redresser la marque rachetée par Renault, alors au bord de la faillite. Ce sera fait en moins de deux ans, et au-delà des espérances du groupe : 2 milliards d'euros de bénéfices.

Superstar au pays du Soleil-Levant

En quelques mois, Carlos Ghosn a réussi aussi à devenir le "chouchou" des Japonais, une vraie superstar. Certains l'appellaient Napoléon... Le très sérieux patron faisait alors le show avec une présentatrice vedette de la télé, la une des magazines... il inspirait (...)

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