"Carlos Ghosn doit être jugé en France" : l'appel de Christian Jacob et d'une trentaine d'élus

Depuis le 19 novembre 2018 et son interpellation à Tokyo, Carlos Ghosn est retenu au Japon par la justice. Arrêté pour détournement de fonds, et après 130 jours de prison, l'ancien PDG de l'alliance Renault-Nissan est toujours maintenu en résidence surveillée. Un premier procès devrait avoir lieu mi-avril. Il y a un mois, Carole Ghosn, qui n'a pas le droit de voir son mari, dénonçait dans nos colonnes en appelait aux sénateurs et députés français. Elle a été entendue : dans un texte que publie le JDD, une trentaine de parlementaires réclament le rapatriement et un procès de l'ex-PDG de Renault en France. Voici leur tribune :

"Carlos Ghosn doit être rapatrié et jugé en France"

"Il y a près d’un an, le 19 novembre 2018 à Tokyo, Carlos Ghosn, Président de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, fut arrêté par la justice japonaise. Une arrestation soigneusement mise en scène afin de donner toute l’ampleur médiatique à la chute d’un patron d’envergure mondiale ayant réalisé les redressements industriels les plus spectaculaires avec Nissan et Mitsubishi et porté Renault à la tête de l’industrie automobile mondiale à travers l’Alliance.

Placé à l’isolement 130 jours dans la prison de Kosugé, Carlos Ghosn dut supporter un régime de détention particulièrement dur et dégradant. La longueur et la brutalité de sa détention, ajoutées à l’impossibilité d’avoir accès à l’intégralité de son dossier, l’interdiction depuis plus de six mois d’avoir le moindre contact avec son épouse, souli...


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