Caricatures de Mahomet : Alger dénonce une « campagne enragée »

De notre correspondant à Alger, Adlène Meddi
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Emmanuel Macron lors de l'hommage national à Samuel Paty à la Sorbonne, le 21 octobre 2020.  
Emmanuel Macron lors de l'hommage national à Samuel Paty à la Sorbonne, le 21 octobre 2020.

Ménageant, d'un côté, sa relation avec Paris et, de l'autre, les partis islamistes qui lui intiment de réagir, Alger semble privilégier une réponse graduelle à la polémique qui s'enflamme autour de la publication des caricatures du prophète Mahomet et des déclarations du président français Emmanuel Macron suite à l'assassinat de Samuel Paty.

Samedi 24 avril, c'est Abderrazak Makri, président du Mouvement pour la société de la paix (MSP, tendance Frères musulmans), qui a ouvert le bal des hostilités. « Le président français continue d'offenser les musulmans et d'agresser le prophète Mohammed. C'est une agression claire contre chaque musulman sur cette terre. C'est un comportement qui exprime une profonde haine envers l'islam et les musulmans », a écrit le leader islamiste dans un communiqué, ajoutant : « Chaque musulman connaissant sa religion condamne le terrorisme quelles que soient sa forme ou ses raisons. L'assassinat de l'enseignant français est condamnable et répréhensible en dépit de l'acte criminel qu'il a commis en portant atteinte au prophète de l'islam. » Makri en appelle ensuite aux autorités algériennes, « à leur tête la présidence de la République », pour dénoncer les déclarations du président français et prendre « une position diplomatique, politique et économique convenable ».

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Ce même 24 octobre, un autre parti islamiste, El Bina, a demandé aux pouvoirs publics d'« interven [...] Lire la suite