Capteurs de CO2, purificateurs d’air… Comment ça marche ?

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L’aération des locaux dans les établissements scolaires est au cœur des débats alors que se profile la rentrée des classes. « En application du cadre sanitaire, les salles de classe ainsi que tous les autres locaux occupés pendant la journée sont aérés au moins 15 minutes le matin avant l’arrivée des élèves, pendant chaque récréation, pendant les intercours, au moment du déjeuner et le soir pendant le nettoyage des locaux », précise le protocole sanitaire de l’Education nationale pour cette rentrée.

Pour réduire le risque de transmission du Sars-CoV-2, le ministère recommande en outre l’utilisation de deux types d’appareils : les capteurs de CO2 et les purificateurs d’air, dans certains cas. « Recommande », mais ne rend pas obligatoire. Ce qui n’a pas empêché certaines mairies (en charge des écoles), conseils départementaux (en charge des collèges), et conseils régionaux (en charge des lycées), de prendre les devants et d’équiper tout ou partie des établissements juste avant la rentrée.

Comment fonctionnent ces appareils ? Les capteurs de CO2 sont de petits appareils permettant de mesurer la concentration de dioxyde de carbone dans l’air et d’évaluer facilement le niveau de renouvellement de l’air. « Une concentration supérieure à 0,08 % ou 800 ppm (parties par million, ndlr) est le signe d’une aération insuffisante dans un contexte Covid-19 », indique le document « Repères » de l’Education nationale. Dans ce cas, il faut aérer la pièce en ouvrant la fenêtre. Lorsque c’est impossible, le recours à un purificateur d’air est recommandé. Habituellement utilisé pour filtrer les polluants présents dans l’air intérieur (particules fines, poussières, acariens, pollens…), il permet également de filtrer les particules virales en suspension dans l’air, principales vectrices du Sars-CoV-2.

Sont-ils efficaces ? Quelques semaines avant la rentrée, certains médecins, virologues et épidémiologistes, rejoints par des syndicats d’enseignants et des associations de parents d’élèves, ont fait savoir qu’ils jugeaient insuffisante la simple « recommandation » d’équiper les établissements scolaires avec ces dispositifs. Car ils sont efficaces, ont évalué plusieurs études. Les capteurs de CO2, parce qu’ils remplissent une fonction d’alerte et à condition d’aérer la pièce correctement et suffisamment une fois le seuil atteint. Quant aux purificateurs d’air, les plus performants sont ceux qui contiennent un filtre HEPA (filtre à air à haute efficacité). Selon l’étude menée par le laboratoire lyonnais VirPath, « ces appareils permettent jusqu’à 99,9% d’élimination de virus infectieux ». Reste le coût de ces dispositifs, à la charge des collectivités (en tout cas pour l’instant) : s’il est possible de trouver des capteurs de CO2 à moins de 100 euros, les purificateurs d’air coûtent au moins 300 euros, et souvent beaucoup plus.

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