Ce capteur détecte un stress trop intense dans notre transpiration

Éléonore Solé, Rédactrice scientifique
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Le stress peut notamment être mesuré grâce à une hormone : le cortisol. « Le cortisol peut être sécrété sur une impulsion : vous vous sentez bien et soudainement, il se passe quelque chose de stressant, et votre corps commence à produire plus de cette hormone », explique Adrian Ionescu, directeur de Nanolab. Ce laboratoire, en collaboration avec l'entreprise Xsensio, a développé un patch portable muni d'un capteur miniaturisé. Celui-ci détecte la quantité de cortisol présente dans la transpiration.

Cet appareil peut être placé directement sur la peau, et quantifier le cortisol en temps réel. Habituellement, ces mesures sont ponctuelles et nécessitent une prise de sang. Pour les personnes atteintes de maladies liées au stress, ce nouveau capteur serait une véritable avancée. Car, si le cortisol est normalement sécrété selon un rythme circadien — le rythme biologique basé sur 24 heures —, sa cadence peut être altérée. Or, « si le corps produit trop ou pas assez de cortisol, cela peut gravement nuire à la santé d'un individu, conduisant potentiellement à l'obésité, aux maladies cardiovasculaires, à la dépression ou au burn-out », précise Adrian Ionescu.

Prochainement, leur capteur sera testé dans un service d'endocrinologie, sur des individus en bonne santé et sur des patients souffrant de sur et sous-production de cortisol. « Disposer d'un système portable fiable peut aider les médecins à quantifier objectivement si un patient souffre de dépression ou de burn-out, par exemple, et si son traitement est efficace », souligne Adrian Ionescu. 

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