Captage et stockage de carbone: bonne ou mauvaise solution?

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La technologie de captage et de stockage de carbone (CSC) suscite de plus en plus d’intérêt pour réduire nos émissions de gaz à effets de serre. Mais elle reste controversée. Ruth Herbert est la directrice de la Carbon Capture and Storage Association qui regroupe une centaine d’entreprises du secteur (dont au moins quatre pétrolières). Son rôle est de promouvoir le CSC. Clément Sénéchal est chargé de campagne climat à Greenpeace France, ONG environnementale opposée au recours à cette méthode. Entre les deux, on ne parle pas le même langage, au propre comme au figuré. On les a rencontrés dans les couloirs de la COP27. Séparément bien sûr.

« Cette technologie est existentielle »

RFI : Combien y a-t-il d’usines en fonctionnement et en projet ?

Ruth Herbert : On compte une centaine de projets, principalement de pipe-line, et une quarantaine (en fonctionnement), surtout dans le secteur du pétrole et du gaz. Pour l’instant, il n’y a pas encore de projets à grande échelle parce qu’il n’y a pas encore de filière économique. Or, un prix du carbone, des crédits d’impôts sur le carbone que l’on voit aux États-Unis, des incitations économiques en Europe, sont nécessaires à ce déploiement.

On entend souvent dire que ces technologies ne sont pas matures. Qu’en dites-vous ?

Le Giec affirme que nous aurons besoin de cet outil…

Mais seulement pour des « émissions résiduelles », celles qu’on ne pourra pas éliminer autrement…

S’agissant du stockage, le risque de fuite existe…

Ce procédé est-il vraiment duplicable à grande échelle, d’un point de vue géologique ?

Que voulez-vous dire ?


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