"Capitaine chloroquine", candidate aux élections municipales brésiliennes

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Plus de 148 millions de Brésiliens sont appelés aux urnes dimanche, pour le premier tour d'élections municipales. Parmi les candidats, «Capitaine chloroquine».

Plus de 148 millions de Brésiliens sont appelés aux urnes dimanche, pour le premier tour d'élections municipales qui pourraient confirmer le net virage à droite entamé avec l'élection de Jair Bolsonaro il y a deux ans. Une candidate est prête à tout pour sa neuvième participation. Regina Bento Sequeira a pris un nom d'héroïne pour avoir des super pouvoirs. Aux municipales de dimanche au Brésil, elle a choisi «Capitã Cloroquina», «Capitaine chloroquine», dans l'espoir d'être enfin élue.

Rencontrée par l'AFP avant le premier tour de scrutin chez elle à Barra da Tijuca, quartier résidentiel de Rio de Janeiro où elle brigue un siège de conseillère municipale, cette avocate de 59 ans ne croit guère en ses chances. «Qui va gagner?» demande-t-elle en riant. «Toujours les mêmes!»

Ne disposant ni de financements ni du soutien d'un parti politique, Regina est l'un de ces candidats qui optent pour un surnom susceptible de frapper les esprits, ou un personnage bizarre, dans l'espoir de recueillir des voix.

"Ben Laden", "Spiderman" et "Batman" en lice

«Depuis que j'ai commencé à être candidate, en 2004, j'ai toujours cherché à attirer l'attention, parce que c'est le seul moyen d'avoir une visibilité», explique la quinquagénaire souriante aux longs cheveux bruns. Et elle n'est pas la seule.

«Punk Libertario» (Punk Libertaire), «Aspirina» (Aspirine), «Superman», «Batman», «Mulher Maravilha» (Wonder Woman), «Spiderman», «Ben Laden», «Trump» ou «Obama» s'aligneront aussi sur la ligne de départ dimanche.

Natália Nunes Aguiar, politologue à l'Université fédérale de Minas Gerais au sud-est du Brésil, explique qu’«en raison du nombre très élevé de candidats, ils cherchent à utiliser des noms pour se démarquer». Ce phénomène «peut être vu(...)


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