Capgemini va pouvoir mener à bien son OPA sur Altran malgré le recours de l’Adam

Bonne nouvelle pour Capgemini. L'OPA amicale du géant français de l'informatique sur le groupe de technologie Altran va pouvoir aller à son terme rapidement, malgré le recours en justice déposé contre l'opération par l'Association de défense des actionnaires minoritaires (Adam). La cour d'appel de Paris a décidé vendredi que ce recours n'était pas suspensif, ouvrant la voie à une clôture rapide à cette OPA amicale, qui valorise Altran à 3,6 milliards d'euros (hors dette) et doit donner naissance à un groupe de taille mondiale, représentant 17 milliards d'euros de chiffre d'affaires et 250.000 employés.

Capgemini saura donc, a priori dès le début du mois de janvier, si le prix de 14 euros par action Altran est suffisant pour lui permettre de dépasser les 50% dans le capital de la société de technologie, son objectif immédiat. L'Association des actionnaires minoritaires et des actionnaires comme le fonds activiste américain Elliott estiment que ce n'est pas suffisamment cher payé compte tenu du potentiel contenu dans la fusion de ces deux géants français. Elliott parie sur l'échec de l'OPA et n'a cessé d'augmenter sa participation dans Altran depuis l'annonce de l'opération en juin. Il détient aujourd'hui environ 13% du capital.

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L'Adam a pris acte de la décision de la cour d'appel vendredi, soulignant que sa demande de sursis avait permis de renforcer les garanties apportées aux actionnaires d'Altran par Capgemini. "Au moins l'existence de notre requête aura-t-elle fait prendre des engagements importants à Capgemini" dans l'attente du jugement sur le fond, a déclaré à l'AFP Colette Neuville, la présidente de l'Adam.

A l'audience, Capgemini s'est engagé notamment à verser les titres apportés à l'OPA sur un compte distinct et à ne pas prendre le contrôle d'Altran tant que la cour d'appel n'aura pas rendu de jugement sur le fond sur la validité de l'offre, a-t-elle rappelé. La décision est attendue

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