Les capacités paranormales des médiums mises en doute

Éléonore Solé, Rédactrice scientifique
·2 min de lecture

Certaines personnes en sont convaincues, d'autres demeurent plus sceptiques, mais le paranormal intrigue tout de même la plupart d'entre-nous. Et les personnes clamant avoir des dons paranormaux d'autant plus. Des chercheurs se sont penchés sur une partie du phénomène : la capacité à entrer en contact avec les morts. Des médiums assurant être dotés de ce pouvoir.

Pour une expérience relatée dans Brain and Cognition, les scientifiques ont recruté 12 de ces personnes extraordinaires et 12 personnes, disons… « banales ». Chacune a dû observer 180 photos de personnes décédées — les photos ayant été prises des années avant leur décès — et statuer sur la cause de la mort : crise cardiaque, mort par arme à feu ou accident de voiture.

Selon leurs dires, certaines personnes pourraient rentrer en contact avec l'au-delà. © alexkich, Adobe Stock
Selon leurs dires, certaines personnes pourraient rentrer en contact avec l'au-delà. © alexkich, Adobe Stock

Pire que le hasard

Les données enregistrées sur la fréquence cardiaque, plus faible chez le groupe témoin, indiquent que celui-ci semblait moins stressé durant l'épreuve. Les enjeux n'étant peut-être pas aussi importants que pour les présumés médiums. Trac mis à part, le verdict est tombé à la fin de l'exercice. Les personnes dotées d'un pouvoir médiumnique n'ont pas eu des résultats supérieurs à ceux du commun des mortels.

Pire, leurs réponses se sont révélées moins souvent correctes. Les personnes dites banales ont eu un score moyen 4 % plus élevé que ce que le hasard aurait prédit, quand les performances de l'autre groupe étaient 0,2 % moins bonnes que celles attendues si le hasard avait porté ses fruits. « Les spéculations et les limites concernant les raisons » de ces différences restent discutées, écrivent les chercheurs.

Loin de se plier à ce constat, les personnes se targuant d'un don extraordinaire se sont défendues. « Certains médiums ont commenté qu'il leur était difficile de différencier le type de décès, car ils ont déclaré ressentir la douleur de la personne décédée mais pas la cause de cette douleur », rapportent les...

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