Cap au sud avec Millésime bio

Par Florence Monferran*
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Salon Millésime bio.
Salon Millésime bio.

« Les pieds sur la terre et la tête dans les mégabytes » résume Jeanne Fabre, présidente de la commission Millésime bio à Sudvinbio, l'association de vignerons organisatrice. Seul salon d'envergure à se tenir, le plus grand événement mondial des vins bio s'adapte à la crise sanitaire en passant au mode digital. Il limite par là même, en adéquation avec son éthique, l'empreinte carbone des vols internationaux, mais maintient les échanges commerciaux avec les acheteurs du monde entier.

Éviter une année blanche revient comme un leitmotiv, même si dégustations et contacts humains manquent à l'appel. « Le secteur de l'alimentation bio, la viticulture notamment, est en pleine expansion, tant en consommation qu'en production », souligne Jean-Louis Cazaubon, vice-président de la région Occitanie, soutien important de la filière et du salon. En effet, dans un marché mondial en pleine récession, le bio poursuit sa croissance, multiplie les conversions (un tiers des superficies bio) pour couvrir aujourd'hui 15 % du vignoble français. Des dénominations (AOC ou IGP) misent sur une conduite collective en bio. Le Sud-Est, très présent sur le salon, donne l'exemple.

« Le premier terroir bio de France »

À partir des années 1980, le Languedoc-Roussillon a opéré la reconversion de son vignoble en partie par une mutation en culture biologique. Intégré à l'Occitanie, il conserve à Millésime bio, organisé à l'origine par ces pionniers, une longueur d'avance et un poids particulier [...] Lire la suite