« Quand ma cantine arrête de réchauffer la planète » par Bruno Parmentier

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On a maintenant bien compris que le quart, voire le tiers de nos émissions de gaz à effet de serre provient de l’agriculture et l’alimentation, et que trois fois par jour nous pouvons donc à table choisir de réchauffer plus ou moins notre Planète !

En moyenne chaque Français émet deux tonnes et demie d’équivalent carbone en mangeant ! © Bruno Parmentier
En moyenne chaque Français émet deux tonnes et demie d’équivalent carbone en mangeant ! © Bruno Parmentier

Faire le bon choix des aliments

La première idée qui vient est celle de mieux choisir les aliments que nous mangeons. En effet ils sont loin d’être tous égaux. Les fruits et légumes locaux et de saison génèrent 20 fois moins de gaz à effet de serre que ceux qui arrivent d’autres continents par avion. La viande émet beaucoup plus de gaz à effet de serre que les légumes ; le kilo de veau que nous mangeons émet 90 fois plus que les légumes de saison qui l’accompagnent, et, en passant du « bœuf carottes » aux « carottes au bœuf » on améliore nettement notre impact sur la planète. Mais aussi en préférant notre jambon-beurre national au double cheeseburger importé !

Le double cheeseburger (avec un buns + 2 steaks cuits de 100 g et 2 tranches de 20 g de fromage + tranches de tomates, cornichons, oignons, salade + sauce spéciale) pèse 11.900 g d’équivalent CO2. © amiraxgelcola, Pixabay, DP
Le double cheeseburger (avec un buns + 2 steaks cuits de 100 g et 2 tranches de 20 g de fromage + tranches de tomates, cornichons, oignons, salade + sauce spéciale) pèse 11.900 g d’équivalent CO2. © amiraxgelcola, Pixabay, DP
Le jambon-beurre crudités avec 1 tranche de jambon de 45 g, beurre, tranches de tomate, cornichons et salade pèse, lui, 700 g d’équivalent CO2. © Lucky life11, Pixabay, DP
Le jambon-beurre crudités avec 1 tranche de jambon de 45 g, beurre, tranches de tomate, cornichons et salade pèse, lui, 700 g d’équivalent CO2. © Lucky life11, Pixabay, DP

Bref, il est plus que temps de diminuer notre consommation excessive de produits animaux : arrêtons la viande le soir si on en a mangé à midi ; de la viande, oui, mais pas tous les jours, et 80 grammes par personne au lieu de 150 ou 200 ! Et de qualité, payée correctement pour que les éleveurs continuent à vivre. Ce qui n’empêche pas de faire un repas de fête de temps en temps bien sûr…

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