Canons à son anti-migrants en Grèce: l'UE trouve la méthode «étrange» mais ne condamne pas

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Les canons sonores que la Grèce utilise pour repousser les migrants à sa frontière provoquent des réactions outrées des associations de défense des droits de l’homme. L’Union européenne, elle, ne les condamne pas.

Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet

Le ministre grec chargé de l’Asile et des Migrations était ce mercredi à Bruxelles pour rencontrer Ylva Johansson, la commissaire européenne aux Affaires intérieures. La question leur a été posée à tous les deux de la légalité et du bien-fondé des canons à son installés sur les rives de la Maritsa (ou Evros), le fleuve qui forme la frontière avec la Turquie.

Le ministre grec Panagiótis Mitarákis a botté en touche, affirmant qu’il n’y avait pas à débattre de décisions opérationnelles de la police hellénique et que les obligations internationales de la Grèce étaient respectées.

De la part de la commissaire aux Affaires intérieures Ylva Johansson, les canons à son ne provoquent guère plus qu’une critique peu acerbe. « Je pense que c’est une façon étrange de protéger les frontières, dit-elle. Ceci n’a pas été financé par la Commission européenne. J’espère que cela respecte les droits fondamentaux. Ce doit être étudié, mais nous n’avons pas ouvert de procédure d’infraction. »

Pour la Commission européenne, c’est une prise de position d’autant moins tranchée que le sujet des canons à son n’a même pas été ajouté au programme des discussions avec le ministre grec.

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