"Cannibale des Pyrénées": ce que l'on sait de l'affaire après son évasion d'un hôpital psychiatrique

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L'ancien militaire Jérémy Rimbaud, lors de son arrivée vendredi matin au tribunal de Pau. - -
L'ancien militaire Jérémy Rimbaud, lors de son arrivée vendredi matin au tribunal de Pau. - -

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L'affaire a rythmé ces dernières 48 heures à Toulouse. Le "cannibale des Pyrénées", interné depuis plusieurs années dans un hôpital psychiatrique, s'est échappé ce mercredi et a agressé une femme avant d'être interpellé par les forces de l'ordre.

· Un ancien militaire de 34 ans

Le "cannibale des Pyrénées" est un ancien militaire français de 34 ans. Nommé Jérémy Rimbaud, il avait notamment été déployé en Afghanistan entre 2010 et 2011. Il a quitté les rangs de l'armée après avoir été diagnostiqué avec un syndrome de stress post-traumatique, selon les informations de BFMTV. Une analyse plus poussée en 2016 montre qu'il est également atteint d'une forme grave de schizophrénie. L'examen avait alors révélé "des mécanismes délirants" et une "abolition des facultés mentales", d'après France 3.

· Arrêté en 2016 après des faits de cannibalisme

En 2013, alors qu'il était devenu SDF, il est mis en examen pour deux homicides volontaires selon le parquet de Toulouse, mais l'un des deux meurtres attire particulièrement l'attention à l'époque. En effet, Jérémy Rimbaud devient le "cannibale des Pyrénées" après avoir tué un agriculteur nonagénaire, avant de dévorer son cœur et sa langue.

Alors âgé de 26 ans, il frappe sa victime avec une barre de fer avant de l'éventrer. Pour accompagner son "repas" humain, il cuisine des haricots trouvés dans le réfrigérateur du nonagénaire. L'homme n'a jamais été condamné pour ces actes, ayant été jugé irresponsable de ses actes en 2016.

Il est finalement arrêté après avoir agressé un autre agriculteur à l'aide, là encore, d'une barre de fer. Il arrive cependant à s'en sortir et à avertir les forces de l'ordre. "Quand les gendarmes sont venus sur les lieux, je leur ai dit qu’il était fou. Et un jour ou deux après, j’ai réalisé que (j'avais) échappé à la mort, tout simplement. J’ai vu défiler ma vie (...) C'est un homme hyper dangereux, qui tue", raconte-t-il à BFMTV.

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· Évasion de l'hôpital psychiatrique mercredi

Mercredi à Toulouse, alors qu'il est à l'hôpital psychiatrique Gérard Marchant, Jérémy Rimbaud réussit à déjouer toutes les vigilances et à s'échapper. L'établissement n'a pas communiqué sur les circonstances qui ont mené à cette évasion. Selon La Dépêche du Midi, il a seulement été assuré que la prise en charge des patients déclarés en irresponsabilité pénale "s’exerce dans un cadre réglementaire soucieux de concilier le respect des droits des patients et les enjeux attendus de sécurité publique".

· Agression d'une septuagénaire avec un bâton

Au cours de cette même soirée, vers 22 heures, Jérémy Rimbaud agresse au cours de sa fuite une septuagénaire qui promène ses chiens près du centre de Toulouse.

Armé d'un large bâton de bois, il frappe la septuagénaire à la tête devant des témoins. Ceux-ci se sont alors mis entre l'agresseur et sa victime, pour tenter de la maîtriser. Florent, un voisin présent au moment des faits, le menace avec une carabine non chargée.

"Quand je me suis approché, j'ai vu cette dame dans un bain de sang au milieu de la route. Donc là, je n'ai pas vraiment réfléchi, je savais qu'il fallait intervenir de suite pour éviter que ça aille plus loin", a raconté le Toulousain à BFMTV.

"Il se trouve que j'ai chez moi une arme factice, qui me permet de pouvoir intervenir et d'essayer d'intimider l'agresseur", explique-t-il. "J'étais sans doute sous le coup de l'adrénaline, je lui ai ordonné de se mettre à terre, j'avais cette arme factice qui me permettait de le tenir un peu en joue, et en respect".

Florent maintient difficilement l'agresseur au sol en attendant l'intervention des forces de l'ordre, qui parviennent finalement à l'interpeller. Mais son état étant incompatible avec une garde à vue, il a été raccompagné à l'hôpital psychiatrique où il était interné.

· Une enquête ouverte pour "tentative de meurtre"

Ce vendredi, le parquet de Toulouse a déclaré avoir lancé une enquête pour "tentative de meurtre". Selon plusieurs médias dont le Parisien ou Actu.fr, une première enquête pour "violence avec armes" avait d'abord été ouverte. L'objectif du parquet est désormais de "poursuivre les investigations" et "vérifier la responsabilité de l'auteur au moment de la commission des faits, par voie d'expertise psychiatrique".

Article original publié sur BFMTV.com

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