Cannes : Valeria Golino raconte son Italie

Pierre Vavasseur
Cannes, mardi. La réalisatrice italienne Valeria Golino présente «Euforia» dans la catégorie «Un certain Regard»

Dans «Euforia», son deuxième film en tant que réalisatrice, l’Italienne parle de son pays à travers le destin de deux frères.


Neuf minutes et deux secondes, c’est peu. Mais si c’est pour rencontrer l’un des fantasmes transalpins des Français, elles valent bien l’éternité. Installée sur l’une des terrasses les plus chics du barnum cannois, regard et crinière d’or, la comédienne et réalisatrice Valeria Golino est à Cannes pour présenter, sélectionné dans la catégorie « Un certain Regard », « Euforia », son deuxième film derrière la caméra, qui devrait sortir en France à la fin de l’année.

Mercredi, cette Napolitaine d’origine qui vit à Rome a débuté son scénario cannois par la chute. Elle s’est sérieusement tordu la cheville à sa descente d’avion. L’actrice de « Rain Man », « Miele », « Respiro »… - la liste de ses rôles est longue comme la volupté d’un crépuscule sur la Toscane - raconte l’histoire de deux frères : l’un, Matteo, nouveau riche, homosexuel, jeune communicant bourré d’idées, qui travaille, entre autres, pour le Vatican ; l’autre, Ettore, plus rugueux, professeur, qui ne sait pas encore qu’il est atteint d’une tumeur au cerveau. Riccardo Scamarcio et Valero Mastandrea les incarnent l’un et l’autre avec leur dévastateur charisme.

La dimension «petite bourgeoise» de l’Italie

Mais « Euforia », qui montre Rome dans toute sa beauté, est aussi un portrait kaléidoscopique de l’Italie. « Il est né d’une histoire intime qui me semble ressembler à nous tous, affirme la réalisatrice, et me fournissait le prétexte de parler de tant de choses qui m’intéressent. » Et comment ! On y fréquente l’Italie dans sa dimension « petite bourgeoise », la drogue « partout », les relations d’un homosexuel avec « la mamma », la fraternité contrariée, l’enfance…. « Il y a eu des moments où je me disais : « C’est un peu trop tout ça, que va-t-il en sortir ? » Un mot clé pour chapeauter ce beau travail ? « Je n’en ai pas encore. J’aimerais bien. »

Ses deux personnages masculins ne sont (...)

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