Cannes 2024: «À son image», Thierry de Peretti raconte l’histoire de la violence en Corse

Les attentats et assassinats des nationalistes corses, mais aussi la répression féroce de l’État français sur l’île ont souvent fait la Une des médias en France. Loin de ces images sensationnelles et couvertures spectaculaires, le réalisateur corse Thierry de Peretti a présenté à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes « À son image ». Une fiction très nuancée racontant cette époque avec une grande remise en question de l’image à travers l’histoire tragique d’Antonia, jeune photographe de presse tombée amoureuse d’un nationaliste corse engagé dans la lutte armée. Entretien.

RFI : Quel est pour vous le cœur de votre film À son image ?

Thierry de Peretti : Le cœur battant de mon film, c'est le personnage principal d'Antonia. Elle est à la fois le moteur, le cœur et le centre.

Vous racontez cette histoire sur la violence en Corse du point de vue d'Antonia, une jeune photographe de presse tombée amoureuse d'un jeune nationaliste. Ce choix, permet-il de dire, montrer ou transmettre des choses inédites par rapport à cette histoire ?

C'est très difficile de répondre à cette question. Ce personnage n'est pas limité à ses relations amoureuses, c’est à la fois une jeune photographe et une jeune femme de son temps. Ces années 1980 et 1990 sont des années d'effervescence politique très forte. Elle est à la fois un personnage totalement lié et connecté à son époque et totalement atypique par rapport au rejet qu'elle a de son époque, de son temps, de ce qui se passe. Ce personnage questionne le principe de vocation et le met en pièces après en avoir fait l'expérience.


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