Cannes 2022: l’Iranien Saeed Roustaee monte encore avec «Leila’s Brothers»

Après son précédent film La loi de Téhéran, le réalisateur iranien Saeed Roustaee confirme son talent exceptionnel de scénariste avec un travail d’orfèvrerie sur les dialogues, les images et le cadrage hors du commun. Dans Leila’s Brothers (Les frères de Leïla), en lice pour la Palme d’or, pendant presque trois heures, les histoires d’une famille aussi modeste qu’endettée s’entrelacent, s’entrechoquent et se répondent de façon subtile et en mouvement permanent avec les injustices, les cruautés et l’hypocrisie de la société qui les entoure.

RFI : L’œil de votre caméra se concentre dans votre nouveau film sur une famille iranienne. Cette famille, composée par les parents de Leïla et de ses quatre frères, risque d’exploser, parce qu’autour tous les fondamentaux semblent s’écrouler. Il y a une usine qui ferme, un parrain du clan qui décède, la monnaie qui est dévalorisée, Leïla qui ne trouve pas de mari… Est-ce un film sur une société en faillite ?

Saeed Roustaee : Le film raconte l’histoire d’une famille, mais, en effet, quand on le voit, on sent que cette famille n’est pas unique, qu’il y en a d’autres familles semblables à celle-ci et que nous racontons une histoire plus grande et de plus grande ampleur. Mais tout est dans le film et je n’ai pas envie d’apporter des explications de cela.

Une métaphore apparaît plusieurs fois dans le film, celle de l’ascenseur. Comment s’est passé le casting pour trouver les deux ascenseurs du film ?

Et comment avez-vous trouvé les deux ascenseurs ?

Quels étaient les critères pour l’ascenseur ?


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