Cannes 2022: Amartei Armar, premier cinéaste ghanéen en lice pour la Palme d’or des courts métrages

« C’est surréaliste d’être ici. » Avec son film « Tsutsue », Amartei Armar, 31 ans, était lors de cette 75e édition le premier réalisateur ghanéen en lice pour la Palme d’or des courts métrages dans l’histoire du Festival de Cannes. Entretien avec celui pour qui « la beauté du cinéma, c’est de réunir les gens ».

RFI : Plus de 3 500 cinéastes du monde entier ont postulé pour participer à la compétition des courts métrages du Festival de Cannes. Votre rêve est devenu réalité. Qu'est-ce que cela vous fait d'être le premier réalisateur ghanéen et, cette année, le seul Africain à être sélectionné pour concourir à la Palme d'or du court métrage ?

Amartei Armar : Cela signifie tout pour moi. Il y a tellement de gens du monde entier ici. Pour moi, Cannes est le meilleur festival pour le cinéma mondial. Nous sommes très honorés que le Ghana puisse faire partie de ce festival et que nous ayons pu rencontrer tant de cultures et de pays différents. C'est incroyable. C'est surréaliste d'être ici.

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Tsutsue parle de deux fils de pêcheur dans une petite ville ghanéenne dominée par une décharge à ciel ouvert au bord de la mer. Une des premières phrases du film est une alerte : « La terre se meurt ». Cette prise de conscience a-t-elle également été l'élément déclencheur qui vous a poussé à réaliser Tsutsue ?


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