Cannes 2021 – « Lamb » : Noomi Rapace face au mouton mutant !

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Lamb
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Souvenez-vous ! En 2018, le suédois Border et ses lovers néandertaliens non binaires avaient décroché la palme du bizarre (ainsi que le grand prix) dans la section Un certain regard. Cette année, dans la même crémerie, encore plus zinzin et cette fois venu d?Islande, Lamb fonce pied au plancher, telle une voiture-bélier, dans son propre délire à base d?agneau d?un genre nouveau. À Cannes, le public balançait entre le rire et la stupéfaction jusqu?à un final qui, comme de coutume à Cannes, nous laissa, telle la brebis, un peu égarés. Ça tombe bien : le film débute dans une purée de pois brumeuse, cadrée dans un splendide cinémascope à la Carpenter époque The Thing, avec une caméra subjective serpentant dans la lande pour s?approcher d?une bergerie pleine d?ovidés paniqués. On comprend la tremblante des moutons : des bruits de pas lourds marquant le sol évoquent une créature menaçante et corpulente, dont nous ne verrons ni ne saurons évidemment rien avant? bien plus tard dans l?intrigue.

La suite revient à une ambiance plus terre à terre et minimaliste, à base de dialogues rares et anodins entre María (Noomi Rapace) et Ingvar (Hilmir Snær Guðnason), couple d?éleveurs dans cette ferme perdue entre trois pics enneigés, loin de la ville. Leur quotidien est calqué sur le rythme des animaux, battu par les vents, diverti par les soirées télé sous la couette. Un beau jour, sans explication, une brebis met bas un petit au carrefour des deux espèces : une tête d?agne [...] Lire la suite

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