Cannes 2019 : une réalisatrice éconduite car son bébé n’est pas accrédité

Delphine Perez
Greta Bellamacina au défilé Chanel

Venue défendre son film, Greta Bellamacina n’a pu entrer au Palais des Festivals, car son bébé n’avait pas de badge. Un couac de communication.


Elle ne décolère pas. La jeune réalisatrice britannique est venue présenter son long-métrage « Hurt by paradise » au Marché du film, soit la partie business du Festival où se font les achats et présentations de film pour les acteurs du secteur. Mais elle s’est vue refusée l’accès au Palais des festivals car son bébé de quatre mois n’avait pas d’accréditation. La sécurité du Festival fait parfois de malheureux excès de zèle.

«Je suis sidérée par l’absurdité de cette attitude réductrice, déclare la cinéaste dans les colonnes du Guardian. Comme si les femmes réalisatrices avaient besoin de nouveaux obstacles dans la course à l’égalité dans notre industrie».

D’après Greta Bellamacina, le Festival a d’abord refusé l’accès à son fils . Puis, après «une discussion houleuse», elle a été autorisée à pénétrer dans la zone des accréditations après avoir été informée que sa poussette devrait passer par une autre entrée. La cinéaste raconte que les gens sur place lui ont annoncé que son bébé de quatre mois a besoin d’une accréditation déléguée, coûtant 300 euros. Une somme que la jeune mère accepte néanmoins de payer, explique le quotidien britannique, avant qu’elle soit priée de quitter les lieux : les procédures pour ce genre de badge prenant 48 heures.

«C’est ironique, mon film raconte l’histoire d’une mère célibataire qui tente d’équilibrer sa vie d’écrivain avec sa vie privée, ajoute la cinéaste. Elle est traitée d’une façon très condescendante dans le film, mais pas aussi grossièrement que je l’ai été aujourd’hui en tant que mère au Festival.

L’organisation avait pourtant annoncé au mois d’avril un accès facilité aux professionnels avec enfants.

Le programme «Parenting at Film Festivals» mis en place est un réseau d’accompagnement pour les parents de l’industrie du cinéma, amenés à devoir se déplacer régulièrement pendant la (...)

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