Cannes 2019 : "Les Misérables" de Ladj Li mettent d'emblée le feu à la compétition

Jacky Bornet
Premier film français de la compétition projeté mercredi 15 mai à Cannes, "Les Misérables" de Ladj Li, a d’ores et déjà conquis une partie de la critique.

Ladj Li prolonge son court-métrage éponyme "Les Misérables", en assumant la reprise du titre du célèbre roman de Victor Hugo sans l'adapter. Ce premier long métrage a enflammé une partie de la critique au premier jour de la projection des films en compétition.


Natif de Montfermeil, dans le 93, Ladj Li y a créé le collectif Kourtrajmé à 17 ans, avec le soutien de Romain Gavras et Toumani Sangaré, afin de favoriser la réalisation de films. L’élément déclencheur avait été "La Haine" de Mathieu Kassovitz, prix de la mise en scène à Cannes en 1995. C’est à son tour aujourd’hui d’être sur les rangs pour la Palme d’or et la Caméra d’or, "Les Misérables" étant un premier film.

Dos à dos

Stéphane (Damien Bonnard) vient d’obtenir sa mutation de Cherbourg à Montfermeil où il intègre la Brigade Anti-Criminalité (BAC). C’est son premier jour, et pour le mettre dans l’ambiance, ses collègues Chris (Alexis Manenti) et Gwada (Djebril Didier Zonga) lui font faire le "tour du proprio". L’affaire tourne mal lors d’une confrontation entre les habitants et les Tziganes d’un cirque auxquels on a volé un lionceau de la ménagerie. La petite tête brûlée qui l'a subtilisé est interpellée, et sérieusement blessée lors de l’opération. Chris, à la tête de la brigade, tient absolument à étouffer la bavure, alors que l’incident a été filmé par un drone, ce qui (...)

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