Cannes 2019 : une grande star, une douce inconnue, une vraie révélation, notre septième journée sur la Croisette

La Rédaction d'AlloCiné
Coup de coeur, rencontre marquante, anecdote de festivalier : tous les jours, la Rédac' AlloCiné partage son vécu du 72e Festival de Cannes.

Corentin Palanchini (@Sartana87)

On se fait parfois la remarque "moi, je ne croise jamais de gens connus". Hier encore, dans notre podcast quotidien, je me plaignais de ne croiser aucune célébrité, même dans ce festival international. Pourtant, j'ai constaté que Cannes est bien l'endroit rêvé pour renverser cette tendance. J'en ai fait l'expérience en croisant en l'espace d'une heure Xavier Dolan (Mommy) à un passage piéton et Nicolas Winding Refn (Drive) qui sortait d'un magasin. Soudain sur un trottoir, ce sont Jérémie Laheurte et Djanis Bouzyani les jeunes acteurs de Tu mérites un amour d'Hafsia Herzi. Après deux ans à ne voir aucune personnalité du monde du cinéma sur la Croisette, voilà qu'en une heure de marche, j'ai la brève impression de faire partie du même monde qu'eux, presque de les connaître. Une illusion aussi fugace que vite oubliée, car comme un film chasse l'autre, une star chasse l'autre, et il était temps pour moi d'aller en interview. Un classique jour cannois, en somme.

Clément Cuyer (@clemt77)

J'en ai rencontré des stars. Des en devenir, des confirmées, hexagonales ou d'Hollywood, césarisées, oscarisées, des très jeunes et des très âgées... A chaque fois, c'est un plaisir sans cesse renouvelé de converser avec les gens qui font ce milieu pas comme les autres. Mais LA star, avec un grand S, celle qui a ce petit truc indéfinissable en plus qui dépasse le strict cadre du métier de comédien (appelons ça l'aura), je n'en ai pas eu si souvent devant mon micro. Côté US, il y a eu Leo, Mel, Sly et Arnold. Côté français, Jean Rochefort et puis c'est tout. Aujourd'hui, quand je me suis timidement installé face à Isabelle Huppert, le temps s'est suspendu et j'étais alors certain d'avoir en face de moi une véritable star, une icône, une légende. Un statut qui ne s'acquiert véritablement, et c'était ici le cas, que lorsque l'humilité va de pair avec une carrière XXL.

Brigitte Baronnet (@BBaronnet)

"Des stars, des acteurs, des réalisateurs… et aussi des compositeurs ! On le sait moins, mais la musique est aussi mise à l’honneur à Cannes, via le prix Cannes Soundtrack, et des rendez-vous organisés par la SACEM. Dans ce cadre, j’ai pu rencontrer Jean-Baptiste de Laubier (Para One), le fidèle compositeur de Céline Sciamma, réalisatrice que l’artiste a connu sur les bancs de la Fémis. Passionnant de pouvoir parler de cette collaboration, des échanges qui ont cours pour que la musique se mêle parfaitement au film. Une interview à lire bientôt sur AlloCiné."

Laetitia Ratane (@laetitia.ratane)

A Cannes, on fait décidément de très belles rencontres. De célébrités dont on a toujours rêvé bien sûr mais aussi de personnes moins connues qui nous laisseront un tout aussi joli souvenir. Dans un autre contexte, on ne se serait sans doute jamais parlé, mais là très très tôt dans une salle de cinéma entourées d'acharnés qui pour avoir une place ont occupé les lieux une heure de trop, on a refait le monde. C'est à la projection d'Une fille facile que j'ai rencontré une femme complexe, qui a osé m'aborder en me questionnant tout simplement sur les conditions de projections cannoises avant de me proposer une réflexion avancée sur la société, le travail, le couple et la famille et la façon dont tout cela pourrait mieux fonctionner. Une femme qui, avant de me laisser me glisser dans ma bulle cinéphile, m'a réouvert les yeux sur les aberrations du monde dans lequel grandissent nos enfants. Avec des dessins, tout en couleur, si, si. Juste après elle, Rebecca Zlotowski a pris la parole à l'écran, avec un propos différent mais tout aussi percutant. C'est aussi ça Cannes, la rencontre imprévue, l'échange important là où on ne l'attend pas absolument.