Cannes 2018 - A genoux les gars : "Je souhaite m'adresser aux petites cons coupables de ce genre d'horreur" raconte le réalisateur

MD
Dans "A genoux les gars" Antoine Desrosières parle des abus faits aux (jeunes) femmes. Un sujet lourd qui aurait pu être traité par le drame. Mais le réalisateur lui préfère une comédie trash et cinglante, qui devrait faire grand bruit. Rencontre.

Première édition cannoise depuis l'affaire Weinstein, survenue fin 2017, ce 71e Festival met les femmes à l'honneur. La montée des marches par 82 femmes, le discours engagé de Cate Blanchett, la charte pour la parité femmes-hommes... 

Du côté des écrans, même constat, les femmes prennent leur revanche, à l'instar de ce A genoux les gars. Présenté dans la catégorie Un Certain Regard, le film d'Antoine Desrosières s'attarde sur le destin de deux soeurs, Rim (Inas Chanti) et Yasmina (Souad Arsane), parties à la découverte de leur sexualité. Jusqu'au jour où elles tombent sur de bien mauvais garçons, prêts à tout - même au pire - pour une fellation. 

Sous couvert d'un humour décapant et d'un franc-parler réjouissant, le réalisateur aborde la question des abus faits aux femmes, "quelque chose d'important à raconter" nous dit-il. Avec l'aide de ses actrices, Antoine Desrosières réécrit le film, et laisse la plume à ses interprètes, créditées comme co-auteures. Le résultat à l'écran déborde de naturel : A genoux les gars est à la fois percutant et important, une ode à la femme libre. Sortie prévue le 20 juin dans les salles obscures. 

Le teaser du film 

 

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