Cannes 2018: le dictionnaire cinématographique de Gilles Jacob en 9 films cultes

Marie Pujolas
Figure incontournable de Cannes, qu'il a vécu de l'intérieur pendant 50 ans, de journaliste à Président, Gilles Jacob a publié son "Dictionnaire amoureux du festival de Cannes" (Plon). Alors que la Croisette est en pleine ébullition, nous l'avons rencontré pour une séance spéciale. Il a choisi 7 films parmi ses plus grands souvenirs cannois. Des entretiens signés Hugues Nicolas et Céline Espagnol.

1

La folie "Easy Rider"

Cannes 1969. Un ovni cinématographique qui va marquer l'histoire du 7e art débarque sur la Croisette. Dennis Hopper, Jack Nickolson, la révolution hippie est en marche. Gilles Jacob, alors journaliste, assiste amusé à la confrontation entre deux mondes. "On se trouvait en présence de garçons complètement dégingandés, qui fumaient allongés sur des motos, qui voulaient faire la noce. En face, le public local, en robe du soir et smoking qui regardaient d'un drôle d'air ce genre de lascars", se souvient-il. 

2

Truffaut et sa "Nuit américaine"

Un grand souvenir de l'édition 1973 pour Gilles Jacob. Le film a d'ailleurs remporté en 1974 l'Oscar du Meilleur Film étranger. Présenté hors compétition - François Truffaut ne voulait pas participer à la compétition officielle - il a été très bien accueilli sur la Croisette. "Le film idéal pour Cannes", raconte Gilles Jacob, "car il racontait l'histoire d'un tournage". 

3

Le scandale de "La grande bouffe"

Le grand événement de l'édition 1973 a été l'énorme scandale provoqué par la présentation du film "La grande bouffe" de Marco Ferreri. "Une fable où les 4 acteurs mangeaient, mangeaient, jusqu'à en mourir. On se suicidait à coup de bouffe et de baise !  Ça a été plus que des injures, ça a été des crachats sur les acteurs. Le scandale a été tellement violent qu'il y a eu un rejet même de la presse", se souvient Gilles Jacob, qui vante aussi la grande modernité du film. "Ce sont des abus visuels et de langage qui passent mal et que l'on comprend plus tard. Ce sont des films en avance sur leur temps." 

4

"La leçon de Piano", l'exception Jane Campion

Il a fallu attendre 1993 pour qu'une femme réalisatrice remporte la Palme d'Or. Et cela ne s'est jamais reproduit depuis... En ceci, "La leçon de piano" de Jane Campion fait partie de la grande histoire de Cannes. "Jane Campion, c'est mon enfant chérie", dit Gilles Jacob. Palme d'or en 1986 pour son court-métrage (...)

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