Canicules : plus du tiers des décès attribuables au réchauffement

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Plus du tiers des décès dans le monde dus aux canicules sont directement attribuables au réchauffement climatique, selon une étude publiée lundi. Pour réaliser cette rare étude d'attribution des conséquences du réchauffement en matière de santé publique, 70 chercheurs internationaux ont compilé des données provenant de 732 sites répartis dans 43 pays sur une période entre 1991 et 2018. Ils ont ensuite utilisé une méthodologie complexe pour calculer, à partir des données sanitaires, des relevés de températures et des modélisation climatiques, la différence entre le nombre de décès liés à la chaleur enregistrés avec les décès qui auraient été attendus sans réchauffement. Et selon les résultats de leurs calculs, publiés dans la revue Nature Climate Change, en moyenne 37% des décès liés à la chaleur sont directement attribuables aux conséquences du réchauffement.

Ce qui se traduirait selon les chercheurs par un bilan de 100.000 décès par an liés à la chaleur et directement attribuables au changement climatique. Chiffre qui pourrait être sous-estimé car les données manquent pour certaines régions du monde particulièrement affectées par les vagues de chaleur, comme l'Afrique centrale ou l'Asie du sud.

300.000 décès par an liés à la canicule, selon une autre étude

Dans les pays développés, Etats-Unis, Australie, France, Grande-Bretagne ou Espagne, les chiffres de décès attribuables au réchauffement varient de 35% à 39%, mais cette moyenne monte au dessus de 40% dans des pays comme l...


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