Canicules: moins de 1500 décès en France cet été

Selon un bilan du ministère de la Santé communiqué ce dimanche 8 septembre, les fortes canicules de cet été ont entraîné moins de 1 500 décès supplémentaires.

Deux mois après les intenses épisodes caniculaires qui ont frappé la France, l'heure est au bilan. Et les chiffres sont précis. La première vague de chaleur en juin a entraîné 567 décès supplémentaires et la seconde, en juillet, 868. Soit 1 435 décès et une « surmotalité relative de 9,1 % » par rapport à la normale, a détaillé le ministère français de la Santé qui s'appuie sur les calculs de Santé publique France.

Malgré des records absolus de chaleur, avec des thermomètres affichant jusqu'à 42 degrés à Paris et même 46 dans l'Hérault, ce bilan est dix fois inférieur à celui enregistré il y a 16 ans, lors de la canicule meurtrière de 2003. Quinze mille personnes étaient décédées entre le 4 et le 18 août.

« Nous avons réussi grâce à la prévention et à ces messages que la population a bien intégrés à diminuer d'un facteur 10 la mortalité de 2003 », a estimé la ministre Agnès Buzyn, en saluant la mobilisation des professionnels de santé et de soin, des collectivités, associations, personnels des EHPAD.

« Sur ces 1 500 décès en plus, la moitié à peu près sont des personnes de plus de 75 ans, mais il y a aussi des personnes adultes, même des plus jeunes, qui ont été impactées », a par ailleurs indiqué Agnès Buzyn, évoquant « une dizaine de décès dans le monde du travail ». Preuve que la prévention doit encore être améliorée dans les secteurs d'activité les plus exposés, tel que le bâtiment, la restauration et l'agriculture.