La canicule au Canada est liée au changement climatique

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Les records de température enregistrés dans la dernière semaine de juin 2021 au Canada n’auraient pas pu se produire sans l’augmentation des teneurs en gaz à effet de serre d’origine humaine dans l’atmosphère, affirment les chercheurs des principaux laboratoires mondiaux travaillant sur le climat.

À peine une semaine après l’énorme vague de chaleur qui a affecté la Colombie-Britannique dans l'ouest du Canada et tout le nord-ouest des États-Unis, 27 scientifiques appartenant aux organismes faisant autorité en matière d’étude du climat (entre autres les universités Princeton, Columbia, Cornell, Berkeley et Washington aux États-Unis, de Colombie-Britannique au Canada, l’Institut météorologique royal des Pays-Bas, Oxford pour le Royaume-Uni, ) publient sur le site du programme une “analyse rapide” des liens entre cet événement météorologique extrême et le changement climatique en cours. Leur conclusion est sans appel : un tel épisode n’aurait pas eu cette intensité sans l’augmentation des températures mondiales de 1,2 °C depuis le début de l’ère industrielle.

À partir du 27 juin, la côte ouest du Canada et le nord-ouest des États-Unis ont connu des chaleurs extrêmes que la région n’avait jamais éprouvé de mémoire d’Homme. Un record de 49,6 °C a été enregistré le 29 juin au pied de la chaîne des Rocheuses. C’est près de 5 °C de plus que le précédent record canadien de 45 °C enregistrés en 1937. C’est également un record absolu pour une station située au-dessus de 50 degrés de latitude nord, selon . Les valeurs observées ailleurs en Colombie-Britannique dépassent les 40 °C, soit 20 degrés de plus que les températures moyennes de saison et bien au-delà du seuil symbolique pour les Nord-Américains des 100 degrés Fahrenheit (38 °C). Cet événement est dû à la conjonction de deux phénomènes différents. La chaleur remontant du Mexique a été bloquée par un anticyclone puissant, formant une bulle d’air chaud placé très haut en altitude. Un “dôme de chaleur” s’est formé qui a détourné pendant plusieurs jours vers le pôle Nord les dépressions en provenance du Pacifique.

Un événement météo exceptionnel par son intensité

Cette suite d’événements météorologiques n’est pas exceptionnelle. C’est son intensité qui interroge les chercheurs. Ceux-ci ont récupéré très rapidement les[...]

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