Canicule à Paris : comment la Seine aide à rafraîchir la ville

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PARIS - Vous n’auriez pas pu soupçonner son existence. C’est par un escalier en colimaçon rétractable et caché sous une dalle de béton, que l’on accède à l’une de centrales de production du réseau de froid de la ville de Paris. Un système importantissime lors des épisodes caniculaires comme celui prévu ce mercredi 3 août qui permet depuis 30 ans de climatiser certains lieux emblématiques de la capitale... avec l’aide de la Seine.

Sous nos pieds (et dans la vidéo en tête d’article), la centrale « Canada » se dévoile. C’est l’un des douze sites de production du réseau, un dédale de machines assourdissantes et de tuyaux gigantesques qui alimentent près de 800 clients parisiens en eau glacée. Une climatisation collective dont bénéficient notamment l’Élysée, l’Assemblée nationale ou encore le Louvre.

« Faire du froid, c’est enlever de la chaleur, explique au HuffPost Stéphane Thibault, responsable de production et de l’exploitation de Fraîcheur de Paris. Et ici, plutôt que de rejeter cette chaleur dans l’air, on l’évacue en Seine. » Dans le détail, les clients alimentés par ce système rejettent une eau « chaude », une fois utilisée pour climatiser leurs bâtiments. Les groupes frigorifiques situés dans la centrale évacuent la chaleur de l’eau, et c’est une eau à nouveau glacée qui repart à l’envoyeur.

Les Ehpads et hôpitaux, prochaine priorité

Si, la plupart du temps, cette eau est bien rafraîchie par une machinerie qui fonctionne à 100 % à l’électricité renouvelable, la Seine est parfois mise à contribution. « On a la possibilité lorsque la Seine est plus fraîche d’arrêter nos moyens de production et d’échanger entre l’eau de notre réseau et l’eau de Seine pour pouvoir rafraîchir, » indique Stéphane Thibault.

Mais ce système de « free cooling » reste pour le moment anecdotique : il n’est pas possible que lorsque la Seine ne dépasse pas les 10 °C, ce qui arrive donc un à deux mois par an.

Quelle que soit la méthode, la chaleur évacuée lors de la phase de refroidissement de l’eau termine bien dans la Seine. « On va chercher l’eau de Seine et utiliser sa fraîcheur pour évacuer notre chaleur, détaille le responsable. On a alors une réglementation qui dit qu’on doit avoir maximum 5 degrés entre la température de pompage de l’eau et la température de rejet. »

D’ici 2042, la ville a pour objectif de tripler la taille de son réseau, avec près de 250 km de tuyaux, qui permettront d’alimenter tout Paris et de limiter le recours à la climatisation individuelle. La priorité sera notamment de le raccorder aux médiathèques, aux Ehpads et aux hôpitaux, pour faire face aux conséquences du réchauffement climatique dans la capitale.

À voir également sur le HuffPost : Durant la canicule, ces magasins climatisés et portes ouvertes à 40 °C

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