Candidatures. À Hong Kong, la loi électorale encore plus restrictive que prévu

Hong Kong Free Press (Hong kong)
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L’opposition hongkongaise aura beaucoup de mal à survivre une fois soumise à la nouvelle mouture de la loi électorale imposée par Pékin. Chaque candidature devra désormais être visée par les organes en charge de la sécurité nationale.

Le Comité permanent de l’Assemblée nationale du peuple a voté à l’unanimité le 30 mars à Pékin la nouvelle loi électorale devant s’appliquer désormais à la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong. Des changements encore plus radicaux que prévu limitent désormais toute candidature à celles approuvées par l’administration en charge de l’application de la Loi sur la Sécurité nationale. Une réforme dont l’ampleur imprévue choque dans le camp démocrate, écrit le site Hong Kong Free Press.

Ces modifications seront insérées dans les annexes 1 et 2 à la Loi fondamentale stipulant les modes de scrutin pour le choix du chef de l’exécutif et des membres de la Commission électorale et du Conseil législatif.

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L’unité de la police chargée de l’application de la Loi sur la sécurité nationale imposée en juin 2020 se voit attribuer l’étude de toutes les candidatures, et ses conclusions seront remises au Comité de la sécurité nationale (qui réunit les dirigeants de l’administration locale et les organes de sécurité). Ces deux institutions spécialisées devront donc déterminer si, oui ou non, “les candidats soutiennent la Loi fondamentale et sont loyaux à la Région administrative spéciale”, a indiqué Tam Yiu-chung, seul représentant hongkongais au Comité permanent de Pékin. Leurs conclusions, qui ne pourront être contestées sur le plan légal, seront ensuite examinées par la Commission électorale.

Le rôle accordé à la police est “très étrange”

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