"Je suis le candidat du service public": Juvin fait valoir sa "différence" en vue du congrès LR

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
·3 min de lecture
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
Philippe Juvin sur notre plateau ce lundi.  - BFMTV
Philippe Juvin sur notre plateau ce lundi. - BFMTV

876450610001_6283176466001

"Je suis celui qui est différent". Au micro de BFMTV-RMC ce lundi matin, Philippe Juvin, candidat à l'investiture LR pour la présidentielle, a tenté de se repositionner dans une course où il est largement décroché par ses rivaux.

Au lendemain d'un troisième débat télévisé entre les prétendants de la droite organisé dimanche soir sur CNews, le chef des urgences de l'hôpital parisien Georges-Pompidou et maire de La Garenne-Colombes dans les Hauts-de-Seine, a voulu se démarquer sur notre antenne. "Je suis le candidat des services publics", a-t-il proclamé, les qualifiant de "facteurs de prospérité" et promettant que s'il était élu, lui ne diminuerait "pas le nombre de fonctionnaires".

A contre-courant sur la question des fonctionnaires

Il prend ainsi le contrepied de ses adversaires au sein de sa famille politique qui militent pour la réduction des agents de l'Etat. Un combat absurde pour le praticien qui a lancé: "On manque de tout et on va réduire le nombre de fonctionnaires?"

Philippe Juvin a en revanche plaidé pour une redistribution des rôles: "Il faut prendre des fonctionnaires qui ne sont pas en contact avec le public, dispatcher les postes pour les mettre en contact des individus".

Il voit d'ailleurs dans les troubles actuels en Guadeloupe, où un mouvement anti-vaccination obligatoire des soignants se couple à une crise sociale, le résultat d'un "abandon" de l'île par l'administration. "Renforcer les services publics, c'est fondamental", a-t-il martelé.

Un hôpital "trop affaibli"

L'urgentiste s'est d'ailleurs inquiété de la situation à l'hôpital où pointe une cinquième vague de Covid-19, tandis que d'autres menaces apparaissent déjà.

"Si on a le début du commencement d'une vague de grippe, on n'y arrivera pas", a-t-il prophétisé, expliquant: "L'hôpital est trop affaibli, (...) il est à l'os".

Dans la lignée de ce propos, Philippe Juvin a noté que le nombre de patients atteints par le Covid-19 montait déjà "tranquillement" dans les services de réanimation ces jours-ci mais a surtout mis en évidence la "submersion" des établissements par les patients non-Covid. Un tableau qui cadre mal avec celui des effectifs. "20% des lits d'hospitalisation sont fermés actuellement en France parce qu'on n'a pas de personnel", a-t-il tancé.

Il a appelé à "former deux fois plus d'infirmiers et d'aides-soignants", et à "doubler" le nombre de médecin en formation.

Prolonger l'internat, dose de rappel: les propositions de Juvin face à la crise sanitaire

Pour faire face à ces difficultés, Philippe Juvin propose d'allonger "d'un an l'internat" pour les étudiants en médecine et d'envoyer ces élèves en fin de parcours effectuer cette année supplémentaire "dans une maison de santé pluridisciplinaire".

Quant à réquisitionner cet hiver des personnels au cas où une cinquième vague de l'épidémie se déclencherait, il a mis en exergue la fatigue des soignants et balayé: "Réquisitionner des gens qui n'existent pas ça ne sert pas à grand-chose".

Pour parer au plus pressé, le candidat au Congrès du 4 décembre incline plutôt à la généralisation de la dose de rappel du vaccin pour la population adulte: "Je suis très très favorable à une troisième dose ouverte dès maintenant à toutes les personnes vaccinées depuis plus de six mois".

Article original publié sur BFMTV.com

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles