Cancers : Pourquoi y a-t-il une telle surmortalité chez les habitants de Saint-Nazaire ?

Julie Urbach

ETUDE - Les résultats du diagnostic sur la situation de l'état de santé du bassin nazairien, dévoilés mardi, montrent plusieurs indicateurs sanitaires « défavorables »

Le sous-préfet de Saint-Nazaire, Michel Bergue, n’y va pas par quatre chemins. Les chiffres qu’il a dévoilés mardi après-midi aux élus, associations et industriels du bassin nazairien, lors d’une réunion organisée spécialement pour l’occasion, sont « anxiogènes » pour certains, voire « alarmants » pour d’autres. Si l’état de santé des habitants du territoire de la Carene ne s’aggrave pas, il reste encore largement en dessous de la moyenne nationale et du reste de la Loire-Atlantique. Un certain nombre d’indicateurs de santé sont même jugés « défavorables » par les autorités sanitaires : à Saint-Nazaire et dans sa région, on meurt davantage, et plus jeune.

Les résultats des deux enquêtes diligentées par l’ARS et l’ORS (les agences et observatoire régionaux de santé) présentées mardi ont donc confirmé les craintes. Sur les 22 communes de l’agglomération nazairienne étudiées en 2018, il a été constaté une surmortalité de 28 % (par rapport à la moyenne nationale) chez les habitants de 65 ans. Un chiffre qui monte même à 38 % chez les hommes de cette même tranche d’âge. « Ils sont davantage touchés par le cancer, notamment celui du poumon, note le sous-préfet. On observe aussi un surnombre de maladies cardio-vasculaires et respiratoires ». Selon les observations du registre des tumeurs Loire-Atlantique Vendée, les communes de Saint-Nazaire, Trignac et Donges sont particulièrement à risques. Et pour les femmes, il n’y a pas plus de cancer du sein qu’ailleurs.

Tabac, alcool… et pollution ?

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