Des cancers du larynx et des ovaires sont bien liés à l’amiante, confirme l’Anses

<span class="credit">Raycat / Getty Images/iStockphoto</span> <span class="caption">"Digital medical illustration: Perspective x-ray view of human ovum with tumor. Anatomically correct. Isolated on black.For other cancer related-and general anatomy images, see:"</span>
Raycat / Getty Images/iStockphoto "Digital medical illustration: Perspective x-ray view of human ovum with tumor. Anatomically correct. Isolated on black.For other cancer related-and general anatomy images, see:"

Raycat / Getty Images/iStockphoto

L’Anses a confirmé le lien entre l’exposition à l’amiante et certains cancers du larynx et des ovaires.

SANTE - Le lien entre l’exposition à l’amiante et certains cancers, du larynx et des ovaires, est confirmé par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES). Celle-ci, saisie par plusieurs ministères (Santé, Travail...) pour évaluer le sujet, vient de rendre un rapport ce lundi 19 septembre dans lequel elle confirme l’existence d’un lien de cause à effet. Elle se prononce aussi pour faciliter l’indemnisation de ces deux cancers comme maladie professionnelle.

Quand ils sont liés à une exposition professionnelle à l’amiante, ils sont « sous-déclarés et sous-reconnus », a estimé l’Anses dans un communiqué. En revanche, elle n’a pas examiné le lien entre l’amiante et d’autres cancers - pharynx, estomac, colorectaux - alors que cela lui avait été demandé. Elle explique ce choix par des considérations de « ressources » et de « calendrier. »

Des professions particulièrement exposées

L’amiante, utilisé massivement pendant plusieurs décennies au cours du 20e siècle dans la construction de bâtiments, est désormais interdit dans de nombreux pays comme la France, en raison de ses effets dangereux pour la santé.

L’agence ouvre donc la voie à une meilleure indemnisation des malades : elle se prononce pour la création de tableaux de maladies professionnelles pour ces deux types de cancers, comme c’est déjà le cas pour ceux des voies bronchopulmonaires - les travailleurs du secteur du BTP et ceux ayant des activités d’extraction, de transformation et d’utilisation primaire de l’amiante sont particulièrement exposés, selon l’Anses.

Une telle mesure créerait une « présomption d’origine » pour les cancers concernés, ce qui faciliterait les démarches des patients. Alexandra Papadopoulos, une cadre de l’institution citée dans le communiqué, explique : « Actuellement, il est déjà possible de faire reconnaître ces cancers en tant que maladie professionnelle, mais cela demande à la victime d’apporter la preuve du lien entre le cancer et son travail. »

L’amiante aussi associé au cancer du poumon

Son lien avec les cancers du larynx ou des ovaires était déjà reconnu depuis plusieurs années par différents organismes, dont l’Institut de veille sanitaire - ancêtre de l’actuel Santé publique France - et, à l’étranger, le Centre international de recherche sur le cancer, lié à l’ONU.

Il est toutefois documenté de manière moins bien détaillée que pour d’autres cancers, comme ceux de la plèvre ou du poumon. « L’amiante étant couramment associé aux cancers des poumons et de la plèvre, ni les médecins ni les malades ne font le lien avec d’autres cancers », regrette Papadopoulos.

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