Cancer du poumon : amélioration de la survie en France

© Andy Wong/AP/SIPA

Les premiers résultats partiellement dévoilés de l’étude française KBP 2020 sur le profil et la survie des patients atteints d’un cancer pulmonaire laissent entrevoir une amélioration de la médiane de survie qui a doublé en 20 ans. Un progrès qui repose, selon les spécialistes, sur l’efficacité des thérapies ciblées et de l’immunothérapie.

En matière de cancer du poumon, les nouvelles sont rarement bonnes, avec 45.000 cas et environ 33.000 décès par an en France. Pourtant, en ce début d’année 2023, les résultats préliminaires du dernier volet de l'étude française, KBP, un suivi épidémiologique mené depuis 20 ans sur le sujet, est porteur d’espoir.

La survie des patients atteints de cancer du poumon s’améliore progressivement

En effet, depuis 2000 et ce régulièrement tous les 10 ans, le Collège des Pneumologues des Hôpitaux généraux (CPHG) mène, sous la coordination du Dr Didier Debieuvre, chef de service pneumologie à l'hôpital E. Muller Mulhouse, une étude observationnelle multicentrique sur les nouveaux cas de cancer bronchique primitif (CBP) diagnostiqués dans la plupart des centres de pneumologie de l’Hexagone. Avantage de ce suivi dans le temps : une comparaison régulière possible entre les études KBP-2000, KBP-2010 et maintenant KBP-2020, toutes ayant été réalisées selon la même méthodologie.

Selon les résultats préliminaires de KBP-2020 (ils ne seront révélés dans leur intégralité que fin janvier 2023, lors du 27e congrès de pneumologie de langue française qui se déroulera à Marseille), il apparait que le profil et la survie des patients atteints de cancer du poumon s’améliorent progressivement.

La fréquence diminue chez les moins de 50 ans

Pendant la première année de pandémie, soit 2020, 9 000 cas, répartis dans 82 centres, ont été rapportés (mais le nombre de nouveaux cas est d’environ 45.000 par an en France). Il apparait déjà que la fréquence diminue chez les personnes de moins de 50 ans. Une donnée qui contredit une idée parfois véhiculée faisant état de diagnostics posés plus souvent chez des sujets jeunes. Or, les tout derniers chiffres disponibles démontrent bien que dans la tranche d’âge des moins de 50 ans, la fréquence a été plus que divisée de moitié en 20 ans, passant de 11% en 2000 à 4% en 2020.

Autre point lui plus concret de satisfaction : le taux de survie. A un an, il s’am[...]

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