Canal+ : pour rétablir le flux de TF1 à ses abonnés, la chaîne pose ses conditions

Le groupe Canal+ avait annoncé vendredi 2 septembre « renoncer » à la diffusion des chaînes du groupe TF1.
Le groupe Canal+ avait annoncé vendredi 2 septembre « renoncer » à la diffusion des chaînes du groupe TF1.

Le groupe Canal+ avait annoncé vendredi 2 septembre « renoncer » à la diffusion des chaînes du groupe TF1.

TELEVISION - À une seule condition… Le désaccord sur le renouvellement du contrat de distribution des chaînes de TF1 par Canal+ n’est pas terminé et la ministre de la Culture a décidé de s’en mêler. Ce samedi 3 septembre, la chaîne cryptée a dévoilé ses conditions pour reprendre la diffusion des chaînes du groupe de la Une, interrompue depuis vendredi pour près de 3 millions de personnes.

Dans un communiqué partagé en ligne, Canal+ exige que les chaînes de TF1 (TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films, LCI), gratuites dans la loi, le restent. « Le Groupe TF1 exige des sommes très importantes pour la distribution de ses chaînes gratuites de la TNT. Or les abonnés Canal+ n’ont pas à payer pour des chaînes gratuites », avance le groupe Canal.

La chaîne cryptée ajoute que « le contrat de distribution des chaînes de TF1 par Canal+ arrivait à échéance le 31 août 2022 ». Après cette échéance, Canal+ n’était donc « plus autorisé à les distribuer en France Métropolitaine », ce qui s’est d’ailleurs ressenti dans les audiences de TF1.

Pour autant, le groupe de Vincent Bolloré s’engage « à reprendre dans les 24 heures » la diffusion des chaînes de TF1, « dès lors que ce dernier l’y autorisera gratuitement », indique encore le communiqué de Canal+ qui appelle d’ailleurs « au sens des responsabilités » du groupe TF1.

Recadrage de la ministre

Un revirement qui s’explique sans doute par un courrier adressé vendredi à Maxime Saada, président de Canal+. Une lettre venue de la ministre de la Culture Rima Abdul-Malak, qui tente ainsi d’apaiser les tensions avec le groupe de Vincent Bolloré, à en croire les informations du Parisien qui s’est procuré une copie de ce document.

Dans ces quelques mots, Rima Abdul-Malak en appelle également la direction de Canal « à son sens de la responsabilité et de l’intérêt général pour éviter de priver des centaines de milliers de foyers de la réception de l’intégralité des chaînes de la TNT ».

Cependant, l’impact de ce bras de fer médiatique reste toutefois à nuancer puisque « 80 % des abonnés de Canal+ qui reçoivent la télévision via les box Internet (Orange, Free, SFR, Bouygues) vont continuer d’accéder normalement aux chaînes du groupe TF1 », comme le souligne Le Parisien.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que les deux géants de l’audiovisuel français s’écharpent sur le sujet de la distribution des chaînes gratuites du groupe TF1.

Avant la signature au forceps de leur précédent contrat fin 2018, les discussions entre les deux groupes avaient déjà viré au conflit commercial : refusant de payer pour pouvoir diffuser des chaînes par ailleurs accessibles gratuitement via la TNT, Canal+ avait décidé de couper un temps la diffusion de TF1 à ses abonnés, provoquant un tollé chez certains téléspectateurs.

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