Le Canada veut accueillir 1,45 million d’immigrants d’ici à 2025

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Un million de postes vacants, un taux de natalité qui chute depuis des années : “Pour moi, c’est simple, dit le ministre de l’Immigration, Sean Fraser, le Canada a besoin de davantage de gens.” Faisant écho à un sondage selon lequel 70 % des interrogés sont plus que jamais favorables à l’immigration, M. Fraser a déclaré, le 1er novembre, que :

“Les Canadiens comprennent la nécessité de continuer à faire croître notre population si nous voulons répondre aux besoins de main-d’œuvre.”

Les critères économiques priment

Le pays, signale son ministère, compte accueillir 465 000 nouveaux résidents permanents l’an prochain, 485 000 en 2024 et 500 000 en 2025. L’accent est clairement mis sur la croissance économique : 60 % des admissions se feront sur des critères économiques dans trois ans. Ottawa compte, en outre, accélérer la réunification des familles et s’assurer “qu’au moins 4,4 % des nouveaux résidents permanents hors Québec sont francophones”.

Sean Fraser, dont le ministère a été vertement critiqué pour les longs délais dans le traitement des demandes, a promis, résume Radio-Canada, de “gérer ce qui sera un afflux sans précédent de demandes d’immigration, avec l’embauche de centaines de nouveaux fonctionnaires et la mise en place d’autres changements pour accélérer le processus”.

Fait à noter pour les futurs expatriés, indique le Toronto Star : en vertu de nouveaux pouvoirs accordés dans le cadre du budget fédéral pour 2022, Sean Fraser “peut contourner le système actuel de sélection par points pour choisir des candidats immigrants possédant les compétences recherchées sur place”.

L’économiste de la banque RBC Carrie Freestone affirme au journal que, malgré la perspective d’une récession en 2023, la demande de main-d’œuvre perdurera pour de nombreuses industries et que le marché immobilier se stabilisera avec l’arrivée de nouveaux immigrants au printemps prochain : “Pour les propriétaires, l’immigration est un atout, car elle permet de préserver la valeur de leur logement… C’est aussi un atout pour la croissance démographique. Les gens arrivent au Canada, où ils dépensent de l’argent et paient des impôts.”

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