Le Canada nomme une interlocutrice spéciale sur le scandale des pensionnats autochtones

Le gouvernement canadien a désigné mercredi une interlocutrice spéciale pour la gestion du scandale des pensionnats pour Autochtones, un an après les premières découvertes de tombes anonymes d'enfants qui ont permis de mettre en lumière une page sombre de l'histoire coloniale du pays.

Avec notre correspondante à Toronto, Camille Feireisen

Le gouvernement canadien nomme Kimberly Murray de la communauté Mohawk de Kanesatake au Québec comme interlocutrice spéciale dans le dossier des pensionnats pour autochtones, où elle sera notamment chargée de faire le lien entre les gouvernements, les communautés et les organisations autochtones concernant « l'identification, la préservation et la protection des tombes et des sépultures anonymes, y compris du possible rapatriement des dépouilles ».

Près de dix mois après avoir annoncé la création de ce poste, cette nomination est saluée par plusieurs associations de défense des Premières Nations, car c’est elle qui a dirigé, en 2015, une commission consacrée au système des pensionnats, qualifié de génocide culturel.

Rosanne Casimir, cheffe de la Première nation Tk'emlups te Secwépemc à Kamloops, où les premières tombes ont été découvertes en mai 2021, déclenchant des recherches dans tout le pays près des pensionnats affirme que ce geste démontre que « le mandat de l'interlocutrice spéciale confirme ce respect » du gouvernement canadien vis-à-vis du

Scandale d'État


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