Canada: des marches pour Michael Spavor et Michael Kovrig, emprisonnés en Chine

·2 min de lecture

Ce dimanche 5 septembre, cela fait 1 000 jours que les deux Canadiens Michael Kovrig et Michael Spavor sont en prison en Chine, suite à leur arrestation par les autorités qui les accusent d’espionnage. Cet emprisonnement a eu lieu après l’interpellation à l’aéroport de Vancouver de la numéro deux du géant chinois des télécommunications chinois Huawei en décembre 2018. Différentes marches en solidarité avec les deux Michael ont lieu ce dimanche à travers le monde, ainsi que dans plusieurs villes canadiennes, à l’initiative de leurs familles et de leurs amis. Rencontre avec l’épouse de Michael Kovrig qui attend toujours sa sentence dans une prison de Pékin.

Avec notre correspondante à Québec, Pascale Guéricolas

C’est la première fois que les proches de Michael Spavor et Michael Kovrig organisent un événement public en soutien aux deux Canadiens. À Ottawa, les participants vont marcher 5 kilomètres, en hommage aux 7 000 pas quotidiens qu’accomplit Michael Kovrig chaque jour dans sa cellule. Son épouse Vina Najibulla souligne la force et la résilience dont font preuve les deux hommes.

« Dans une de ses lettres, confie-t-elle, Michael a dit : "Nous n’avons pas choisi pas ce qui nous arrive. Par contre, on a le choix de la manière d’y faire face". C’est exactement ce qu’il fait. »

À lire aussi : Chine: un Canadien condamné à mort en appel pour trafic de drogue

« Solution diplomatique »

Après un procès expéditif en Chine, Michael Spavor a, lui, été condamné à 11 ans de prison, et les experts s’attendent à une sentence encore pire pour Michael Kovrig. Leur sort semble lié à celui de la numéro deux de Huawei, Meng Whanzou, dont les États-Unis réclament l’extradition au Canada. Voilà pourquoi Vina Najibulla espère une négociation entre États.

« Il faut que le Canada, la Chine et les États-Unis négocient une solution diplomatique, lance-t-elle. C’est ce qu’on leur demande depuis plusieurs mois et c’est ce que l’on va continuer à faire auprès du nouveau gouvernement canadien. »

Côté canadien, une juge doit annoncer en octobre quand elle décidera de l’extradition ou non de Meng Wanzhou.

À lire également : Procès de deux Canadiens en Chine: un moyen de pression pour Pékin dans l'affaire Huawei

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles