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CAN 2024: la montée en puissance des sélectionneurs binationaux

Depuis longtemps, les sélections en Afrique ont été le lieu d’opposition entre les « sorciers blancs » et les coachs locaux. Mais ces dernières années, les entraîneurs binationaux ont commencé à s’imposer à l’image d’Aliou Cissé, Djamel Belmadi ou Walid Regragui. Pour les quarts de la finale de la CAN 2024 qui débutent ce vendredi, ils seront ainsi trois coachs binationaux à viser le dernier carré, Kaba Diawara (Guinée), Éric Chelle (Mali) et Emerse Fae (Côte d’Ivoire). Une petite révolution en douceur ?

De notre envoyé spécial à Yamoussoukro,

Les deux derniers entraîneurs vainqueurs de la CAN ne sont pas des « sorciers blancs ». Ni des « locaux » pur jus. Djamel Belmadi (Algérie 2019) et Aliou Cissé (Sénégal 2022) viennent du « 9-4 ». De Champigny-sur-Marne précisément. Le premier est né dans cette ville du département du Val-de-Marne. Le second y est arrivé à l’âge de 9 ans, en provenance du Sénégal.

Crayonnés comme entraîneurs « africains », les deux ont pourtant la double nationalité franco-algérienne, et franco-sénégalaise. Et si cette double culture avait joué sur leur réussite passée ? Comme elle a certainement joué pour Walid Regragui, sélectionneur franco-marocain, qui a conduit les Lions de l’Atlas en demi-finale de la Coupe du monde 2022. Les trois sélectionneurs sont récemment à la base des plus grandes réussites de leur sélection, au point de se demander si l’avenir des sélections africaines ne passerait par ces « métisses » du jeu.

Au Mali, Éric Chelle a mis fin à la série des quatre CAN sans atteindre les quarts pour les Aigles. Son équipe défiera la Côte d’Ivoire pour rêver encore plus grand.


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