Une campagne présidentielle complètement folle

Entre renoncement de François Hollande, affaires de François Fillon et émergence d'Emmanuel Macron, retour sur une campagne aux frontières du réel.

Il y a un an, une alternance franche et massive était promise au candidat de la droite - Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy à en croire les sondages - dans une élection considérée "imperdable" par beaucoup. Il y a un an, Jean-Christophe Cambadélis et Julien Dray mettaient sur pied la Belle alliance populaire, émanation de la gauche de gouvernement censée permettre à François Hollande, encore indécis, d'asseoir son autorité sur son camp en remportant une primaire à gauche s'il voulait se représenter. Il y a un an, Emmanuel Macron faisait figure d'outsider, jeune loup lancé dans une aventure politique incertaine. 

"On est dans une troisième dimension politique", constate le politologue Eddy Fougier: jusque dans ses derniers instants, tragiques, cette campagne aura été inédite.

À 48 heures du scrutin, après un marathon jamais vu de débats télévisés (trois pour la primaire de la droite, trois pour la primaire de la gauche, et deux plus l'émission de jeudi sur France 2 pour les cinq "gros"), quatre candidats se tiennent dans un mouchoir de poche, autour de 20%, en tête des intentions de vote. Aucun d'entre eux ne représente le Parti socialiste, et celui qui représente Les Républicains n'est pas sûr de se passer le premier tour, miné par les "affaires".

La politique à nouveaux frais

"Il y a une succession d'événements qui vont tous dans le même sens: une classe politique usée jusqu'à la...

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