Camionnette verte, profil des ravisseurs: les enjeux de l'audition de la jeune joggeuse ce vendredi

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Le kebab de Sablé-sur-Sarthe où la jeune fille s'est réfugiée mardi soir.  - BFMTV
Le kebab de Sablé-sur-Sarthe où la jeune fille s'est réfugiée mardi soir. - BFMTV

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Un récit lapidaire et forcément décousu prononcé par une jeune fille décrite comme en état de choc. Certes, l'adolescente de 17 ans, disparue lundi lors d'un footing en forêt près de sa commune de Saint-Brice puis réapparue saine et sauve le lendemain soir dans un restaurant kebab de Sablé-sur-Sarthe, a déjà livré quelques mots aux gendarmes. Dans les instants qui ont suivi son retour à la liberté d'abord, puis le lendemain.

Mais ce vendredi, les enquêteurs pourront l'entendre dans le cadre d'une audition en bonne et due forme. L'occasion pour eux, de combler, grâce aux réponses de la victime, un récit à trous et de faire la lumière sur les faits allégués. Le parquet d'Angers a ouvert une enquête pour enlèvement et séquestration.

· Un récit qui reste à étoffer

En effet, la rescapée présumée n'était pas, jusqu'ici, considérée comme capable de s'entretenir avec les gendarmes. Une nuit à l'hôpital puis deux autres de repos dans la maison familiale, et la voilà qui va devoir compléter ce vendredi le déroulé des événements qu'elle a esquissé précédemment. La jeune fille a déclaré avoir été enlevée par deux ravisseurs puis séquestrée dans une camionnette de couleur verte. Un maigre récit à étoffer.

"On va chercher à réduire cette part d’imprécision, de résorber les parts d’incertitude. Ce qu’on appelle dans notre jargon de gendarmerie ou policier, ‘fermer des portes’", a listé Marc Rollang, capitaine de gendarmerie et porte-parole de l’Association Gendarmes et citoyens auprès de notre antenne, résumant les attentes de ses collègues.

· Une camionnette verte au centre de l'enquête

Outre la nécessité de fournir davantage d'éléments aux gendarmes, cette audition doit permettre de sortir ce véhicule de son anonymat. L'adolescente "n’a pas été en mesure de préciser ni le type de véhicule, ni sa marque, ni la plaque minéralogique", a ainsi observé Guillaume Farde, notre consultant pour les questions de sécurité.

D'autant que le témoignage, encore rudimentaire et livré dans le contexte d'un possible traumatisme, de la jeune fille n'a pas encore été recoupé.

"Les gendarmes ont mené des auditions, ils sont allés interroger des habitants, des commerçants qui n’ont pas vu cette camionnette verte, qui ne semble pas non plus apparaître sur les caméras de vidéoprotection", remarque encore Guillaume Farde.

· Des ravisseurs encore sans visage

Selon les éléments recueillis par BFMTV, les ambitions des interlocuteurs de la jeune fille dépassent cette seule voiture. Ainsi, ils aimeraient en savoir plus quant au lieu de son éventuelle séquestration - un endroit qu'elle n'a pas décrit pour l'heure. Surtout, ils espèrent qu'elle brossera, pour la première fois, un signalement physique de ses deux kidnappeurs présumés.

Malgré ces lacunes et impasses, les gendarmes - dont les effectifs sur place sont passés de 200 au plus fort des recherches à 30 désormais - ne sont pas restés inactifs. En plus des riverains, ils ont interrogé l'entourage et les voisins de la disparue. Jeudi, les enquêteurs se sont même rendus au domicile de la victime à Saint-Brice avant d'en repartir sur les coups de 18h.

Des initiatives demeurées vaines. Selon les dernières informations communiquées par le parquet d'Angers, aucune interpellation n'a encore été réalisée dans le cadre de l'affaire.

Article original publié sur BFMTV.com

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