Camille Froidevaux-Metterie : "Abandonner le soutien-gorge, je crois que ça renvoie à une dynamique de libération"

Brut.
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Pendant le confinement, 20 % des Françaises âgées de 18 à 24 ans ont arrêté de mettre un soutien-gorge. "C'était tellement l'anarchie autour, rien n'allait sur Terre, que du coup, on est tous devenus un peu plus tolérant avec les autres et avec nous-mêmes", estime la youtubeuse Fannyfique qui a adopté le "no-bra". Pour l'autrice et philosophe féministe Camille Froidevaux-Metterie, ce geste n'est pas futile. "On voit des jeunes femmes désireuses de s'affranchir d'un certain nombre de diktats esthétiques", estime-t-elle. L'autrice voit le confinement comme le prolongement d'une dynamique impulsée depuis longtemps et comme une occasion pour de nombreuses femmes de se sentir plus libres et davantage sereines vis-à-vis d'elles-mêmes.

Quand tu mets ton soutien-gorge, t'as un peu ton uniforme social, ta protection. C'est un peu ton habit de scène pour sortir sur Terre quoi.

Fannyfique

à Brut.

L'abandon du soutien-gorge, c'est ainsi une façon de se libérer des normes esthétiques propres aux seins. "Le beau sein, c'est la demi pomme. C'est-à-dire un sein suffisamment rond, suffisamment gros, suffisamment haut", explique Camille Froidevaux-Metterie. Cette forme de sein est d'autant plus standardisée que les soutiens-gorge viennent "façonner" les seins "qui ne souscrivent pas à l'idéal".

Les tétons, les grands (...)

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