Cameroun: la politique de subvention du carburant met le gouvernement dos au mur

Préoccupées par le « caractère insoutenable de l’augmentation disproportionnée et mal ciblée des subventions des carburants », et poussées par le Fonds monétaire international, les autorités camerounaises ont entrepris de réfléchir à une « restructuration du secteur des carburants ». En attendant que les mesures arrêtées soient rendues publiques, les experts gouvernementaux travaillent sur divers scénarios susceptibles d’aboutir à de nouvelles mesures fiscales pour 2023.

C’est un système d’équation à plusieurs inconnues. Les subventions des carburants se sont envolées par rapport aux prévisions au point de représenter, selon les experts, 13% du budget du pays dont l’enveloppe pour 2022 est de 6080,4 milliards FCFA (environ 9,3 milliards d'euros). Dans quel sens le gouvernement va-t-il procéder à une réforme de sa politique de subventions des carburants, éviter de s’exposer à un risque de crise socio-économique, et se conformer aux recommandations du Fonds monétaire international en la matière ? La problématique n’est pas nouvelle, mais elle semble préoccuper les autorités camerounaises plus que par le passé.

Et d’ajouter : « Le coût élevé des subventions aux carburants serait difficile à maintenir dans le cadre des projections actuelles des prix internationaux du pétrole. Toutefois, la suppression progressive des subventions aux carburants devrait s’accompagner d’un renforcement substantiel du mécanisme de transfert social en espèces ».

D’après nos sources, des nouvelles mesures fiscales sont en examen, et se rapportent à l’instauration d’une vignette automobile et des taxes sur les assurances automobiles. L'enjeu ? Un meilleur ciblage des plus gros bénéficiaires de la subvention des prix des produits pétroliers.


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