Cameroun: l'enlèvement de religieux dans le Sud-Ouest inquiète la conférence épiscopale

La Conférence épiscopale nationale du Cameroun (CENC) exprime son inquiétude après l'attaque perpétrée vendredi 16 septembre contre une église de la région du Sud-Ouest anglophone. L'attaque a eu lieu près de la commune de Mamfé, là où l'hôpital de référence avait déjà été incendié en juin.

Lors de l'attaque de vendredi, les assaillants, qui n'ont pas revendiqué leur appartenance à un groupe séparatiste anglophone, ont enlevé neuf personnes. Elles sont toujours détenues à cette heure. Les ravisseurs demandent de l'argent pour les libérer.

Le révérend Humphrey Tatah Mbuy, porte-parole de la conférence épiscopale, revient sur les événements : « C’était vendredi. Près de 50 hommes armés, inconnus, non identifiés, sont arrivés dans le petit village de Nchang dans les environs de la ville de Mamfé. Ils ont pris cinq prêtres, trois qui enseignent à l’école et deux qui travaillent pour la paroisse. Et ils ont aussi enlevé une religieuse nigériane. Ensuite, sur leur route, ils ont pris trois habitants. Donc, en tout, neuf personnes ont été kidnappées. En quittant les lieux, ils ont mis le feu. L’église a complétement brûlé, sauf l’autel. L’évêque de Mamfé est allé sur place le samedi matin. Il a réussi à sauver les saints sacrements. »

« Pour le moment, les ravisseurs demandent de l’argent. Ils n’ont pas dit à quel camp ils appartenaient, explique le révérend Humphrey Tatah Mbuy. C’est la première fois qu’on vit une telle attaque. Il y a déjà eu des enlèvements de religieux par le passé, mais c'étaient des cas isolés. Là, une attaque comme celle-là qui semble planifiée, l’église incendiée, neuf personnes enlevées, c’est un cas unique ».


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