Cameroun anglophone: les 11 enseignants libérés, dernier hommage aux écoliers tués

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Au Cameroun, les enseignants de l'école presbytérienne enlevés à Kumbo ont été libérés jeudi 5 novembre à la mi-journée, selon le cabinet du gouverneur de la région du nord-ouest anglophone. Une libération qui intervient alors que l'enterrement des enfants assassinés dans leur école de Kumba, le 14 octobre dernier, avait lieu dans la matinée dans le sud-ouest anglophone.

Les onze enseignants de l'école presbytérienne de Kumbo étaient détenus depuis mardi 3 novembre, date à laquelle ils avaient été enlevés pendant les heures de classe. Selon le président de la Presbyterian Church, le révérend Samuel Fonki, les ravisseurs étaient des séparatistes qui ont relâché les professeurs sous la pression de la société civile et religieuse, sans aucune contrepartie financière.

Toujours selon lui, les professeurs sont en bon état de santé. Ils n'ont été ni battus, ni malmenés. Si un doute persistait depuis mardi sur le nombre de personnes détenues, le révérend affirme que ce sont bien 11 prisonniers qui sont rentrés chez eux ce jeudi.

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Joseph Dion Nguté et plusieurs membres du gouvernements présents pour les obsèques des huit écoliers

Au même moment, la population de Kumba, dans le sud-ouest, rendait un dernier hommage à ses enfants. Les obsèques des huit écoliers tués le 24 octobre dernier dans une salle de classe par des hommes armés avaient lieu dans la matinée.

Le Premier ministre, Joseph Dion Nguté, et plusieurs membres du gouvernement étaient présents. Dans un communiqué diffusé mercredi soir, le gouvernement condamnait « les actes terroristes qui cherchent à dissuader les parents d'envoyer les enfants à l'école ».

Dans ces régions anglophones, l'Unicef estimait en novembre 2019 à 855 000 le nombre d'enfants non scolarisés. Le représentant de l'ONG internationale dans le pays Jacques Boyer, s'inquiète des conséquences de ces attaques sur la scolarisation des enfants de la région, où la grande majorité des enfants n'ont pas accès à l'école :

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Alors, comment faire pour que les enfants de ces régions puissent reprendre sereinement le chemin de l'école ? Illaria Allegrozzi, chercheuse auprès d'Human Rights Watch.