Cameroun: Ange Kayifa, l’art de dire non aux violences contre les femmes

·1 min de lecture

Comment aborder les violences faites aux femmes par le biais de l'art ? Ange Kayifa, 25 ans, livre des œuvres coup de poing, dans des musées, des galeries ou sur les réseaux sociaux. L’artiste camerounaise fait partie des lauréats du programme « Trames » qui permet à des artistes francophones de bénéficier d'une résidence à la Cité internationale des arts à Paris.

Pour Ange Kayifa, l’art est une thérapie. La violence, elle l’a éprouvée dans sa chair, victime, il y a quelques années, des agissements de son compagnon : « Il y a beaucoup de cultures ou de tribus, notamment ou Cameroun, où on te dit que si un homme ne te frappe pas, c’est qu’il ne t’aime pas. ».

La police, les associations d’aide aux victimes, n’ont pas été d’un grand secours pour Ange Kayifa : « La société est tellement pourrie et patriarcale que ces mêmes personnes qui sont censées nous protéger sont en fait ancrées dans cette violence. »

Pour Ange Kayifa, qui expose à Brazzaville, Canton, ou Marseille, les artistes peuvent changer les choses. Sa première performance s’intitulait « Marionnette » : « Marionnette c’est une femme qui se retrouve dans une cage, qui est reliée à des fils qui sortent de cette cage. Pendant la performance justement, il y a des personnes dans le public qui tirent sur ces cordes. »

Ange Kayifa s’intéresse en ce moment au buto, danse japonaise qualifiée de « danse de l’obscur ». L’artiste camerounaise reste persuadée que la beauté peut jaillir des ténèbres.

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles