Camélia Jordana dans ONPC: Castaner "condamne sans réserve" ses "mensonges"

Anthony Berthelier
Remonté, Castaner

POLITIQUE - “Ils sont censés nous protéger, mais il y a des milliers de personnes qui ne se sentent pas en sécurité face à un flic, et j’en fais partie.” Cette confession, Camélia Jordana l’a faite sur le plateau de l’émission On n’est pas couché, samedi 23 mai au soir sur France 2. 

Invitée aux côtés notamment de l’écrivain proche d’Emmanuel Macron, Philippe Besson, la chanteuse a livré un long réquisitoire contre les violences policières. “Je parle des hommes et des femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue et qui se font massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau. C’est un fait. (...) Quand j’ai les cheveux frisés, je ne me sens pas en sécurité face à un flic en France”, a-t-elle argumenté quand l’auteur pointait pour sa part les violences dont sont victimes les forces de l’ordre. 

Et depuis, cette sortie suscite autant de messages de félicitations que de réprobation. Le ministre de l’Intérieur, premier flic de France, a même réagi, condamnant les mots de Camélia Jordana. “Ces propos mensongers et honteux alimentent la haine et la violence. Ils appellent une condamnation sans réserve”, a écrit Christophe Castaner, visiblement remonté contre l’artiste. 

Une réaction dans le sillage de nombreux policiers sur les réseaux sociaux, qui dénoncent, comme plusieurs élus du Rassemblement national par exemple, un discours “démagogique.”

La charge la plus virulente vient sans doute de Marine Le Pen, la présidente du RN. “Déchéance du service public de l’audiovisuel, qui laisse dire que la police ‘massacre’ des milliers de travailleurs des banlieues”, critique-t-elle, avant de s’en prendre à...

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