Recherché depuis neuf ans, un cambrioleur identifié grâce à l'empreinte de son oreille

Un cambrioleur trahi... par son oreille

Sur la piste d’un voleur multirécidiviste ayant commis près de 150 larcins depuis 2011, les enquêteurs ont utilisé une méthode des plus originales pour confondre le malfaiteur.

Son mode opératoire a fini par le trahir. Un individu de nationalité bulgare a été placé en garde à vue le 18 juin dernier à Lyon. L’homme âgé d’une cinquantaine d’années est soupçonné par la sûreté départementale du Rhône d’avoir commis près de 150 cambriolages depuis 2011 dans des logements situés dans différentes villes françaises, parmi lesquelles Dijon, Lyon et Montpellier.

Les différentes antennes locales de police ont d’ailleurs mis un certain temps avant de lier entre eux ces vols. Selon Sud Ouest, qui relaie des informations du Parisien, les policiers avaient cependant noté, depuis 2014, des similarités dans les procédés d’effraction.

Des prélèvements sur les portes des appartements cambriolés

Il était notamment apparu que l’auteur des vols avait l’habitude de coller son oreille à la porte avant de la forcer, afin de vérifier que la voie était libre. Les policiers se sont donc attelés à faire des prélèvements sur les portes de chaque appartement cambriolé, en utilisant une technique de police scientifique venue des Pays-Bas.

“Effectuer des prélèvements sur les portes permet deux choses, explique une source judiciaire citée par Le Parisien. D’abord de relever la présence d’un ADN et ensuite de mettre au jour une empreinte du pavillon de l’oreille qui peut ensuite être comparée à celle d’un suspect.”

Les enquêteurs aidés par Interpol

Si la première méthode paraît moins fantaisiste sur le papier, c’est bien la seconde qui, en l’occurrence, a fait mouche. Dans un premier temps, les enquêteurs ont ainsi pu établir que plus d’une centaine de cambriolages commis aux quatre coins de la France était l’oeuvre d’une seule et même personne.

Restait encore à identifier le suspect. En recoupant ses différents déplacements, les policiers en sont arrivés en 2019 à privilégier la piste d’un ressortissant bulgare, identifié avec le secours d’Interpol. Disposant de suffisamment d’éléments concordants, ils ont donc procédé à son arrestation il y a quelques jours.

Le suspect trahi par la forme de son oreille

En comparant l’empreinte de l’oreille de l’individu avec celles qui avait été prélevées sur les portes forcées, les enquêteurs ont ensuite pu confirmer qu’il s’agissait bien du cambrioleur recherché depuis neuf ans.

La perquisition à son domicile a d’ailleurs permis d’ajouter d’autres preuves accablantes au dossier, énumérées par Sud Ouest : “une arme de poing, du matériel d’effraction, une machine à tester l’or et quelques objets dérobés récemment”.