Cambadélis : « Le dégagisme national et populiste a fini son œuvre »

Jean-Christophe Cambadélis, ancien premier secrétaire du PS en 2017.
Jean-Christophe Cambadélis, ancien premier secrétaire du PS en 2017.

La candidate socialiste, Anne Hidalgo, a été inexistante lors de la campagne présidentielle (1,74 %). Est-ce la fin du PS ? Jean-Christophe Cambadélis, l'ancien premier secrétaire, tire les leçons de ce naufrage et propose l'autodissolution du parti de François Mitterrand qui passe aussi par la démission d'Olivier Faure. La refondation doit, selon lui, remettre la gauche responsable dans les pas de la social-démocratie européenne et s'adapter aux problèmes des Français d'aujourd'hui. Pas question pour lui de cautionner une quelconque alliance avec le radicalisme de Mélenchon. Des initiatives se préparent en coulisses et Cambadélis y œuvre. Entretien au long cours sur cette France éclatée en plusieurs blocs.

Le Point : Selon vous, le clivage entre les nationalistes lepénistes et les europhiles libéraux de Macron illustré par ce second tour de la présidentielle a-t-il vocation à structurer aussi les législatives de juin ?

Jean-Christophe Cambadélis : La France après la présidentielle a une apparence constituée de trois blocs, Macron – Le Pen – Mélenchon. Elle a une réalité : dans une France multifracturée avec un paysage politique décomposé, le clivage nationalistes-libéraux s'impose. La tripartition est artificielle, car elle procède du vote utile qui a fait son apparition en 2017. Le vote utile pour Jean-Luc Mélenchon, après l'échec de la primaire populaire, a déclenché la recherche du vote utile à l'extrême droite, qui a lui-même entraîné le vote utile pour [...] Lire la suite

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